‹ Virginie: tragédie en cinq actes et en versChapitre 52 sur 57 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

VIRGINIUS, ICILIUS, VALÉRIE, VIRGINIE

Peuple , Soldats. ^

VIRGINIUd.

Regarde, Icilius, ce terrible appareil, Rome en aucun danger n'en a tu de pareil.

Que pourra tout ce peuple en cette circonstance, Et que nous servira sa molle résistance .*^... Ne négligeons pourtant aucun secours promis»

Va dans leur entreprise affermir nos amis ;

/ A ton courroux ardent allume leur courage.

Ces licteurs, ces soldats... C'est Rome qu'on outragCt Dans le cœur du tyran le crime est arrêté...

/ Que Rome en ce grand jour veille à sa sûreté.

^ Je veille sur ma fille... et sur Rome peut-être.

IGILIUS.

Oui , l'espoir du succès en nos cœurs doit renaître. ViRGmiE.

^ En ce dernier moment peux-tu m'abandonner !

IGILIUS.

Pour sauver ton destin je vais tout ordonner. Adieu... Ne craignez pas cet appareil hostile.

(A TirginioB.)

Toi , compte sur ma mort si tu la crois utile.

(nsort.)

^ 3CENEIV.

VIRGI)«US, VALÉRIE, VIRGINIE, Peuplb, Soldats.

VIRGINIUS , montrant 1« Peuple.

Voilà votre vrai juge au Foruin to.ut-puiasant ; Femmes, laissez parler votre cœmr gémissant.

VALÉBJE , conduisant yirgùiins an milieii des i^ronpes.

Viens, ma fiUe ; oui, Romains, vous voye^ nos ^sgnne^, Nous ne rougissons pas de vous montrer nos larmes. C'est vous seuls et les Dieux dont Tappui nous déjfiei^d» Romains, on va juger que je n*ai plus d'eofa^t : Vous tous ^i Tavez vue à n^es pas attachée.

Vous savez qu'à vos yeux je ne Vai point cachée. Et ses jeunes attraits mè donnaient trop à'oj^gufiil*** La voici maintenant en longs h^its de 4^^^^ > Elle que pour Fhymen j'avais déjà parée.

Romains, souffrirez-vous que j'en sois sépaiiée ? / Regarde, Aurélia, Félix, Cim^e^, vous tous,

/ L'enfant que vous aimiez, le reconpfiissez-yous ?

\ Vous détournez les yeux ! quoi ! ma propre £su»ille !... \ Ainsi , vous allez tous abandoonç^ ma $jÇie ! I Vous me juriez pourtajnt d's^ccompagner nps pas : Oh ! que votre pitié ne se démente pas.

Entourez, protégez ma ^e infortunée, Que l'œil du jdécemvir a déjà profanée, Romains , je ne crains pa* d'humilier mon front ,

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