SCÈNE m
VIRGINIUS, ICILIUS, VALÉRIE, VIRGINIE
Peuple , Soldats. ^
VIRGINIUd.
Regarde, Icilius, ce terrible appareil, Rome en aucun danger n'en a tu de pareil.
Que pourra tout ce peuple en cette circonstance, Et que nous servira sa molle résistance .*^... Ne négligeons pourtant aucun secours promis»
Va dans leur entreprise affermir nos amis ;
/ A ton courroux ardent allume leur courage.
Ces licteurs, ces soldats... C'est Rome qu'on outragCt Dans le cœur du tyran le crime est arrêté...
/ Que Rome en ce grand jour veille à sa sûreté.
^ Je veille sur ma fille... et sur Rome peut-être.
IGILIUS.
Oui , l'espoir du succès en nos cœurs doit renaître. ViRGmiE.
^ En ce dernier moment peux-tu m'abandonner !
IGILIUS.
Pour sauver ton destin je vais tout ordonner. Adieu... Ne craignez pas cet appareil hostile.
(A TirginioB.)
Toi , compte sur ma mort si tu la crois utile.
(nsort.)
^ 3CENEIV.
VIRGI)«US, VALÉRIE, VIRGINIE, Peuplb, Soldats.
VIRGINIUS , montrant 1« Peuple.
Voilà votre vrai juge au Foruin to.ut-puiasant ; Femmes, laissez parler votre cœmr gémissant.
VALÉBJE , conduisant yirgùiins an milieii des i^ronpes.
Viens, ma fiUe ; oui, Romains, vous voye^ nos ^sgnne^, Nous ne rougissons pas de vous montrer nos larmes. C'est vous seuls et les Dieux dont Tappui nous déjfiei^d» Romains, on va juger que je n*ai plus d'eofa^t : Vous tous ^i Tavez vue à n^es pas attachée.
Vous savez qu'à vos yeux je ne Vai point cachée. Et ses jeunes attraits mè donnaient trop à'oj^gufiil*** La voici maintenant en longs h^its de 4^^^^ > Elle que pour Fhymen j'avais déjà parée.
Romains, souffrirez-vous que j'en sois sépaiiée ? / Regarde, Aurélia, Félix, Cim^e^, vous tous,
/ L'enfant que vous aimiez, le reconpfiissez-yous ?
\ Vous détournez les yeux ! quoi ! ma propre £su»ille !... \ Ainsi , vous allez tous abandoonç^ ma $jÇie ! I Vous me juriez pourtajnt d's^ccompagner nps pas : Oh ! que votre pitié ne se démente pas.
Entourez, protégez ma ^e infortunée, Que l'œil du jdécemvir a déjà profanée, Romains , je ne crains pa* d'humilier mon front ,