VIRGINIUS, VALÉRIE, VIRGINIE, APPIUS
Licteurs. Pendant les deux derniers vers, Appîus, entouré de licteurs, est monté sur son tribunal; MARCUS.
APPIUS
C'est un x^Hireau spectade à votre oeil étonne
Que de voir le Forum d'arpies .en,wonné ,
Romains ; mais j'ai voulu, par xle sages mesures,
Prévenir Ja licence et pimir les murmures^
%t ie dois au pouvoir dont yous êtes jaloux y
De faire respecter ce que je tiens de vous.
Que les bous iMoyem sans trouble ae ^rassemblent ,
8o VIRGINIE,
Les autres, je te sais, me censurent et tremblent. Tapprouve leur terreur, puiscjue le châtiment 5ur la sédition doit tomber promptement.
Vous savez quelle cause au Forum me rappelle ; Tj viens de deux Romains décider la querelle. La loi, du droit de tous m'y rend le protecteur.
(Montrant Tirginiiu.)
récoûte l'accusé.
VIRGINIUS^ 8*ayaii^iit.
Je suis accusateur.
Oui, j'accuse Âppius devant Rome assemblée :
Rome entière , au Forum par lui-même appelée , Saura que de ma fille, en espoir, ravisseur.
Il veut qu'un attentat l'en rende possesseur. Regardez à ma voix pâlir son front sinistre; Marcùs n'est rien ici qu'un infâme ministre ; Les témoins qu'il produit, des esclaves payés , Ou d'un prompt châtiment par leur maître effrayés» Profanant les foyers , les autels, la famille , Partout le décemvir a poursuivi ma fille.
Et dans quels lieux encor l'ose- t-il maintenant? Au Forum, sous les yeux de Jupiter tonnant.
Lorsqu'un heureux hymen flattait notre tendresse. L'imprudent ! à l'aspect du tombeau de Lucrèce !... Poursuis , nouveau Tarquin, tes infimes projets, Par un premier outrage éprouve tes sujets ; Prélude insolemment à tes fureurs prochaines; R^gne, nos bras sont prêts; mais non pas pour tes chaînes.
APPIUS
Il ne se cache {dus; vous l'entendez, Romains,