LE LICTEUR
Que l'arrêt d'Appius surtout soit respecté.
ÂPPW8.
J'ai tout vu j j'ai pesé dans la même balance Les accusations, les discours, le silence.
Les aveux qu'a produit» la crainte ou le remord. Les témoins et Marcus en tout point sont d'accord; Tous par les mêmes faits prouvent le stratagème: L esclave-mère est là... Sa nourrice elle-même, Révélant à mes pieds ses brcins ignorés...
viRcmurs.
Sa nourrice, <fi,-,u?... Peuple, vous l'entendrez : rai !„,« de m'étonner qu'Appius h rappelle.
11 le veut... qu'elle parle... Eh bien! où donc est-elleP
MARCirs.
Feins-tu de l'ignorer.?... On craignait ses discours, î>ans doute, et le poison a terminé ses jours.
8a VIRGINIE.
Misérable !
Mon père, ils l'ont empoisonnée !
VALÉRIE
Ah ! du Forum en vain vous Taurez détournée.
Ce peuple jugera...
APPIUS
C'est moi qui juge ici.
A vos yeux , comme aux miens, tout doit être éclairci, Romains, et vous avez deviné la sentence :
Esclave de Marcus, rentrez en sa puissance.
VALÉRIE
Ciel!
Fille d'un Romain, demeure près de moi.
APPIUS
Imprudent! oses-tu résister à la loi?
La loi de la nature est la loi souveraine.
VALÉRIE
Romains, la voyez*vous cette fille romaine,
Que poursuit d'Appius le regard criminel^
Qui se presse en troublant sur le sein paternel ?...
Sauvez-la... craignez-vous des vengeances nouvelles?
Icilius accourt suivi d'amis fidèles.
APPIUS
Yos cris l'appellent vainement;