SCÈNE V
VALÉRIE^ VIRGINIE, ICILIUS, accourant.
, vaiIéeie.
Icilius !... Quel 4i^u {^jaii nous t|Ç raiw^^ u-ï.-' Sab'tubien?
AdTE I, scalaïE v. . n
ICILiUS. ^
Ja saU l;4^ut; e^ je le ^ois à peine.
Se pBUtrili (pil w î^fèia^ ( el devanlt des Romains ) Ait sur ma Virginie osé levé» s^ mains !
VlRGmiSw Le trouble de ma n^e et m«es pleuvs te répondeiH;.
loiiiiud.
Dieux y€^eu^!
VilLÉJUB.
^W^ d'aiiidace et d'orgueil te confotidenl!
Pp^nei? W 9fO{a d'6S(^iie à celle qu'aujo^rdfiMii Ton ç(m^i loii nç^lé cœur orpyaxl digne de hii ! ICILIUS.
Toi qui fais le destin de mon ftméraià^ ,
Que j'ai^Q aiftmt qpe Romej ^ bien p)us que ma vie ,
Et que dpi£ r^nir à ce eœur enivré
Notre pre^Her UtompheL, kéks} trop àiUété^
Quoi! les crist matemek, et le n^rni de ton père ,
Et de tant de pudeîir le noble c^oaotère ^
Et i^otre hyn^en promis , ce Forum, tpu& ses Dieux , .
Rien n'a pu te sauver d'un outrage odieux !
Toi, que tant de n^otàfe devient rendre sacrée^
Que notre vieille Rome eût jfadis vénérée ;
Toi, dont le seul aspect,ydam^un cœur abattu.
Ranime je ne sais qu^l instinct de vertu ; ^
A qui le Ciel enfin n'accordait pour défense ,
Que les dons ^'ii t'a fsits , la grâce et l'innocence t
Où donc étais-je alors ?... Et comment se fait-il
Que ]pp|(pahj:)a& t'ait manqué é^ns un si grand péril?
Mais ta mèce était là,f mais tu pleurais toi-même,
Et le peuple, dis-moi,^ dans ce moment suprême, Le peuple! Est-ce bien lui qui t'a prêté secours ? Est-ce au peuple romain que nous devons tes jours ?
VIRGINIE. f .
Oui, ton nom attesté nous Fa rendu propice; Il a du décemvir invoqué la justice : *
Contre ton souvenir Marcus luttait en vain ; Et c'est toi, quoiqu'absent, qui m'as sauvée enfin.
ICILIUS
Bs se souviennent donc de ceux qui les défendent,
Ces Romains qu'on accuse , et dont les cœurs m'entendent!
Oh! s'ils voulaient encor , s'ils osaient , à ma voix ,
S'attacher tout entiers à leurs antiques lois ,
On n'insulterait plus dans la cité fidèle
Les enfans des guerriers qui vont mourir pour elle.
Mais ces codes nouveaux qu'on reçoit des vaincus,
Au lieu de se borner à prendre leurs tributs,
Ces licteurs , ces cliens , ce fastueux cortège
Qui protège Appius , et qu' Appius protège ,
Tout sous un joug Jbonteux nous conduit pas à pas;
Tout demande aux Romains un Brutus qu'ils n'ont pas.
Et juge en quel état notre Rom^ est plongée !
Je ne te promets pas que tu seras vengée.
YALÉRIÇ.
Que dis- tu .î* Quel est donc le sort qui nous attend? Qui sauvera ma fille en ce fatal instant ? , Où porter ma prière et mes vive» alarmes ?
(A Iciliof.) , .
Eh bien ! c'est donc à toi que s'adressent nos larmes; Toi , dont le bras sauveiur peut s'étendre sur nous;