‹ Visages sans masquesChapitre 48 sur 58 · M^^^ GIRARD · texte numérisé non relu

M^^^ GIRARD

ONJOLR, mam'selle Gavroche !

Je vous félicite de bien bon cœur.

Ah! la futée personne! Et comme on sent bien qu'elle chante de race !

Quand jadis, en écoutant sa mère, l'excellente artiste, on se disait toujours :

— Quel dommage qu'elle ne soit pas jolie! La petiote aura entendu cela bien sûr.

Et elle s'est faite plus que jolie : gentille et mignonne.

Comme c'est amusant à voir une débutante bien douée^ qui a toutes les audaces parce qu'elle n'a conscience d'aucun péril.

M"» Girard 2 3y

Elle a été adoptée tout de suite cette enfant de la rampe, qui amalgame Lisette et le gamin de Paris avec des airs de diable-n'y-touche à damner les gens.

Du premier coup, M. Tout-le-Monde, qui a plus d'esprit que Voltaire et aussi plus de goût que toute la critique réunie, du premier coup M. Tout-le-Monde a dit :

— Voilà de la bonne graine qui fleurira bien.

A vous, messieurs les jardiniers dramatique -, de seconder l'éclosion commencée.

Je sens, pour ma part, une comédienne frétiller dans la bambinette qui n'est encore qu'une primeur.

Au revoir, mam'selle Gavroche!

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