‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 119 sur 392 · Papillotage · texte numérisé non relu

Papillotage

1° — Le carton E t de la forme représentée par la figure 126, fait 15 tours par seconde autour de l’axe ocp. Il est éclairé par la source Sr Le carton fixe E2 est éclairé par la source S2.

On place l’œil en O et on regarde dans le tube T.

La moitié du temps on voit E15 l’autre moitié du temps on voit E2.

A la vitesse de 10 à 15 tours, il y a papillotage quand les éclats des écrans, supposés de même couleur , sont inégaux; en particulier le papil-

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lotage est intense quand on éteint la source St ou la source Sâ.

Si les sources sont de même couleur et à des distances aux écrans convenables (proportionnelles à la racine carrée des intensités), le papillotage disparaît évidemment.

Le principe sur lequel Rood a basé une méthode de photomètrie hété-

rochrome, consiste à poser que pour une vitesse de rotation de l'ordre de 15 tours par seconde, le papillotage disparaît quand les « éclairements » sont égaux , que les sources soient ou ne soient pas de même couleur.

En vertu de ce principe, on égalise les éclairements en modifiant les

Fig. 127.

distances des sources aux écrans, de manière que le papillotage disparaisse ou soit minimum.

2° — La figure 127 représente une autre forme de l’expérience.

P II 0 TOMÉ TRIE CIIR OMA TIQ UE

Elle sert à comparer les pouvoirs éclairants des verres colorés V, et V2.

P est un prisme de plâtre ou de porcelaine dont les faces diffusent; L est une lentille concave qui oscille dans le sens oc(3; elle fait environ 15 oscillations par seconde. L’œil est en O. On règle les distances des sources S4 et S2 de manière que le papillotage disparaisse ou soit minimum. Si les sources (lampes à incandescence) sont égales, l’expérience donne les pouvoirs éclairants relatifs des lumières après passage à travers les verres colorés (en admettant le principe qui est évidemment contestable, plus exactement qui est une définition de ce qu’on veut bien appeler égalité des éclair ements).

Au lieu de faire osciller la lentille, on peut la supprimer et faire osciller le prisme (par exemple en le montant sur une tige de fer maintenue électriquement en mouvement, comme le battant d une sonnerie). C’est toujours le meme principe : envoyer successivement dans l’œil la lumière que diffusent deux écrans respectivement éclairés par les sources à comparer.

3° — Photomètre Simmance et Abady.

Au lieu de faire osciller le prisme, ces auteurs imposent au corps dilTusant une forme particulière qui donne le même résultat.

Deux cônes C17C2 dont l’angle au sommet est droit, ont leurs axes parallèles. Les cônes se coupent suivant la courbe AB. Le corps diffusant est constitué par une lame limitée par deux plans normaux aux axes des cônes et, de part et d’autre de AB, par les surfaces des cônes. Ce corps tourne autour d’une droite 00 également distante des axes des cônes.

Les sources S4 et S2 sont sur la droite 00, à des distances grandes vis-à-vis du diamètre moyen du corps diffusant. Il est clair que l’œil placé sur la verticale du centre, dans le plan de la figure et en haut, voit une surface diffusante uniquement éclairée par la source Sr Après rotation de 180° la surface diffusante est éclairée uniquement par la source S2.

On passe d’une manière continue de l’un de ces cas extrêmes à l'autre.

Pour ingénieuse que soit la méthode du papillotage, on ne sait pas si ses résultats ont quelque rapport avec ceux des autres méthodes, qui du reste concordent fort mal.

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