‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 123 sur 392 · Flamme de la bougie · texte numérisé non relu

Flamme de la bougie

1 0 — Bien que les corps constituant les chandelles et les bougies soient solides à la température ordinaire, comme ils fondent au voisinage de

la flamme, la mèche trempe dans une coupe remplie de liquide : nous sommes ramenés au problème de la combustion d’un liquide, problème que nous retrouverons pour les lampes à huile et à pétrole. Du reste dans les veilleuses ordinaires, la mèche très courte M trempe directement dans l’huile; elle est supportée par un petit flotteur en liège LL revêtu à sa partie supérieure d’une plaque métallique PP (fig. 130).

On fabrique des veilleuses en acide stéarique.

Le liquide (suif ou acide stéarique fondus, huile, . ) monte par

capillarité entre les [ils de la mèche, s’échauffe et se décompose : d’où production de vapeurs combustibles.

Pour qu’il y ait llamme, il faut des vapeurs combustibles; mais qui dit flamme ne dit pas lumière : qu’on se rappelle la flamme non éclairante de l’hydrogène. Pour qu’il y ait flamme lumineuse , il faut une réaction chimique portant à la haute température des corps solides qui deviennent incandescents.

ÉCLAIRAGE

On constate dans la flamme quatre régions principales (fîg. 131). D’abord un cône intérieur obscur A, effilé à sa partie supérieure, renfermant les produits de distillation et de décomposition du liquide combustible. La combustion y esta peine commencée et la température relativement basse : ce qu’on vérifie en y introduisant un très petit morceau de papier.

A la base de la partie obscure, en D, se trouve une partie bleue , peu éclairante, où la combustion est à peu près complète; il y a excès d’oxygène appelé par le tirage même de la flamme.

Au-dessus et latéralement, en B, se trouve le cône lumineux. La température est assez élevée pour que le charbon soit porté à l’incandescence avant de brûler. L'éclat est moins vif vers l’extérieur, parce que le carbone incandescent y est en moins grande quantité. La température est maxima quelque part entre la pointe du cône A et celle du cône B.

Enfin on distingue une quatrième région G où la combustion n’est pas très intense; il s’y fait du noir de fumée quand la flamme est fuligineuse (§ 196). L’arrivée de l’oxygène y est gênée par la flamme même qui sert d’obstacle.

2° — Les flammes ont toutes à peu près même constitution. La flamme d’une lampe à huile à double courant d’air est assimilable à la flamme d'une bougie qu’on aurait aplatie et enroulée en cylindre.

Un corps en brûlant éclaire ou n’éclaire pas suivant la manière dont se fait la combustion. Si les corps où l’hydrogène domine (H, CH4), ont des flammes toujours peu éclairantes, ceux où le carbone domine (C2H2, C6H6), ont des flammes fuligineuses quand la surface d’arrivée de l’air est insuffisante, mais qui peuvent devenir éclatantes si cette surface est convenable. Nous verrons par exemple qu’on est amené à chasser l'acétylène par des trous extrêmement fins sous une pression relativement élevée (10 à 30 centimètres d’eau) : ce qui donne à la flamme une grande surface relativement à la quantité de gaz brûlée par seconde.

Dans le cas de la bougie, le diamètre de la mèche intervient. Si on l’augmente inconsidérément, on obtient une flamme fumeuse. Pour rendre fuligineuse la flamme d’une lampe à pétrole, il suffit d’amener un excès de matière à brûler, c'est-à-dire de faire dépasser la mèche au-dessus du bec.

Dans des conditions déterminées, on rend éclairante qne flamme qui ne l’est pas, en la chargeant d’un hydrocarbure riche en carbone; par exemple, on fait barboter de l’hydrogène dans de la benzine. L’essence de térébenthine brûle mal; un mélange d'essence et l’alcool brûle avec flamme très éclairante.

Ces considérations expliquent comment le succès d’un mode d’éclai-

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rage dépend essentiellement de sa mise en pratique; des tâtonnements très longs ont été nécessaires pour amener l’éclairage à sa perfection actuelle.

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