Bougies stéariques
1° — Les graisses sont des éthers sels du trialcool glycérine et de divers acides. Les savons sont les sels de ces acides.
Voici les noms des principales espèces chimiques formant les graisses, ceux des acides correspondants; je donne à côté les points de fusion.
Stéarine (61°) Margarine (47°) Palmitine (50°) Oléine (au-dessous de (0°)
Acides stéarique (69°) margarique (60°) palmitique (62°) oléique (14°)
Ainsi les acides sont moins fusibles que les graisses dont ils dérivent.
Comme exemple, je rappelle un des procédés de saponification. Dans une cuve en bois doublée de plomb, on introduit de 8 à 10 tonnes de suif; on recouvre d’eau, on chauffe en amenant de la vapeur. On ajoute 15 p. 100 de chaux. La saponification se produit; par refroidissement
190 VISION DES INTENSITÉS ET DES COULEURS
on obtient un savon dur baigné dans une solution de glycérine qu’on vidange.
Pour décomposer le savon calcaire par l’acide sulfurique, on ajoute de l'acide étendu qu’on chauffe à la vapeur : le sulfate de chaux se précipite, les acides gras surnagent. On les lave, on les coule en pains.
La séparation des acides solides et liquides s’effectue par pression à froid, puis à chaud.
Certains agents dédoublent directement les graisses en glycérine et acides gras; entre autres, l’acide sulfurique assez concentré et à température assez élevée, l’eau sous pression à 120°. Je n’insiste pas.
2° — La fabrication des bougies est analogue à celle des chandelles,, mais la mèche diffère.
La mèche des chandelles, en coton tordu , est généralement formée de neuf fils relativement espacés; elle nécessite le mouchage et amène toujours une trop grande quantité de matières à la combustion, d’où une flamme toujours fuligineuse.
La mèche des bougies en colon natté , est formé de trois brins. Pour éviter les résidus charbonneux qui feraient couler la bougie, on imprègne la mèche d’acide borique ou phosphorique qui forme avec les. cendres un borate ou un phosphate fusible.