FORME DES CORPS
Reprenons la formule :
dQ = e0 • cos 0 . d>7 . clu = e0 . cos 6' . dn' . du. (1)
Sur un appareil d’aire o, recevons les radiations émanées d’un corps
, as*ez elo'gnu Pour qae tous les rayons tombent sensiblement suivant e même angle; 0 est donc constant. La formule (1) intégrée devient :
Q - fdy — S^' ÇOSÔ.'/ G?ü) — £0</ COSÔ' . u.
La quantité reçue est proportionnelle à l’angle solide o> sous lequel on ^oit le corps lumineux d un point quelconque de la surface </.
La forme du corps >C et sa distance ont disparu de V expression de l énergie.
Expériences.
Une sphère qui émet suivant la loi de Lambert, est vue comme un disque plat.
Une barre de fer ou d’argent à section carrée, ou un cylindre portés au rouge ont exactement le même aspect. Si l’on fait tourner la barre carrée, le mouvement est sensible à cause de la variation du diamètre apparent, non pas à cause de la visibilité de l’arête. Ces expériences
Physique. — H. Douasse. ' u
VISION DES INTENSITÉS ET DES COULEURS
prouvent que le fer ou l’argent portés au rouge émettent (au moins très approximativement) suivant la loi de Lambert.
Une pile thermoélectrique de section droite a reçoit la même énergie
d’un corps C (un cube métallique rempli d’eau bouillante et dont les faces sont recouvertes des corps à étudier), quelles que soient la forme, la distance et l’orientation de
celui-ci, pourvu qu’il soit toujours rencontré par le cône d’angle solide 0/ dont les génératrices s’appuient sur les bords du trou percé dans l’écran E.
Fig. 151.
152. Emploi photométrique de la pile thermoélectrique ou du bolomètre.
En raison des applications que nous en ferons, il est nécessaire de prendre une idée précise de la manière d’utiliser une pile thermoélectrique, un bolomètre, d’une manière générale un appareil mesurant fa quantité d’énergie qu’il reçoit, par son échauffement et par le courant électrique qui en résulte.
Posons que réchauffement dû au faisceau supposé d’intensité constante varie suivant une exponentielle du temps; posons que le courant est à chaque instant proportionnel à réchauffement.
Assimilons l’aiguille du galvanomètre à un pendule oscillant avec un frottement proportionnel à la vitesse. L’équation différentielle est :
Y mesure l’intensité du faisceau.
Si nous attendons un temps suffisant, la déviation permanente G est proportionnelle à y* Mais il est impossible d’opérer de cette manière, ne serait-ce que parce que les expériences n’en finiraient pas.
La méthode consiste à ramener l’aiguille au repos, à découvrir brusquement la source de chaleur, à déterminer l’arc © de première impulsion de l'aiguille, puis à recouvrir la source.
Il s’agit de montrer que © et y sont proportionnels.
Cela ne présente aucune difficulté, puisque l’équation (1) est complètement intégrable par une expression de la forme :
0 = G0e~ lt sin (00/ h- cp) -h (a -F- be~at) .
On détermine les constantes a et b de manière que la parenthèse soit une intégrale particulière de (1).
ÉMISSION. DIFFUSION
On détermine ensuite les constantes arbitraires 0o et 9 de manière qu’au temps 0, on ait 0 = 0 et c/0 : c// = 0.
Les paramètres X et to satisfont aux conditions ( Maqnétisme et Electricité, I, § 147) :
oi
2 ° ~ Pour mieux fixer les idées du lecteur, traitons au long le cas où l’amortissement est très petit. Posons X=0. On a :
Ô = Ô0 sin(w/ H- 9) -h y ç - -
avec les conditions : co2 = C:I, A = Ia2-+-C
Écrivons que 0 = 0, pour / = 0:
Ô0sm9 + y^ - ^-J = 0, O0sin9
Écrivons que c/0 : dt = 0, pour / — 0 :
ya
y or
D’où :