Résultats
1° — Préparation des plaques diffusantes.
Elle a une importance extrême en raison du § 154. Les corps bien
VISION DES INTENSITÉS ET DES COULEURS
pulvérisés sont mis en suspension dans de l’eau distillée. On répand l’émulsion sur des plaques de verre horizontales; l’eau s’évapore à la température ordinaire; au bout de quelques jours, la couche est sèche et suffisamment adhérente. Quand les poudres ne Veulent pas se tenir en suspension dans l’eau, on emploie l’alcool.
Le degré de pulvérisation intervient dans le résultat : l’épaisseur limite (épaisseur nécessaire pour que la couche se-conduise comme si elle limitait un solide indéfini) diminue à mesure que les grains sont plus petits. Nous verrons au § 217 l’explication très simple de ce fait.
2 0 — Loi de Lambert et orthotropisme.
Pour que la loi de Lambert s’applique et que la plaque soit orthotrope, il faut que la couche soit assez épaisse.
Par exemple, le verre opale est un diffuseur orthotrope par transmission quand l’épaisseur est supérieure à 2 millimètres; pour des épaisseurs moindres, l’influence de l’incidence du faisceau éclaireur intervient.
De même une couche de céruse diffusant par réflexion obéit à la loi de Lambert sous une épaisseur de 0mm,4; elle n’y obéit pas sous une épaisseur moindre : preuve que les couches profondes interviennent dans le phénomène par réflexion. L’épaisseur limite à partir de laquelle les diffuseurs deviennent orthotropes, diminue à mesure que les corps sont plus opaques.
On peut citer comme diffuseurs orthotropes dont l’indicatrice s’éloigne peu de la sphère :
par transmission : le verre dépoli, les verres opales, le papier ordinaire,... ;
par réflexion : le marbre mat, le biscuit de porcelaine, l’émail dépoli, la céruse,...
3° — Albedo.
On appelle albedo le rapport A = Q : Q0, de la quantité totale diffusée à la quantité incidente. Supposons qu’elle tombe normalement sur la plaque à étudier ou encore que le diffuseur soit orthotrope.
Si le corps obéit à la loi de Lambert, on a :
A - Q . Qq - 7T£0.
Une seule expérience suffit pour déterminer A (§ 456).
Si le corps n’obéit pas à la loi de Lambert, on divise l'hémisphère de diffusion par des cônes ayant pour axe la normale à la surface diffusante.
Soit 61? 02, 03,... leurs demi-angles au sommet.
Les angles solides compris entre ces cônes sont :
2 TT (1 — cos ô j ... 2tt (cos 9n — cos 0n+1) . . .
Soit q la quantité émise dans le cône to sous-tendu par la lentille L' et dont l’axe fait avec la normale à la surface diffusante l’angle(ôn + 0n + 1) : 2.
La quantité émise dans la couronne correspondante est :
2tt q (cos 0„ — cos 9n+1) : w.
ÉMISSION . DIFFUSION
L’albedo a pour expression :
•: . , 2tt
A = S^(C0S 6n — COS eB+1).
On trouve ainsi que la céruse restitue 0,82 de la lumière incidente (mesurée par ses effets calorifiques). L’albedo est à peu près le même pour les poudres blanches anhydres (spath, arragonite, carbonates de chaux et de strontiane, poudre de verre, sel gemme, sel marin, salmiac, chlorure, bromure, iodure de potassium et de sodium . pulvérisés).
Éclairages diurne et artificiel.