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Développement. Fixage

— Le révélateur communément employé pour le collodion humide ^

contient par litre d’eau, 50 grammes d’acide acétique cristallisable, ' 50 grammes de sulfate ferreux, enfin de 0 à 50 centimètres cubes d’alcool.

Faut-il répéter que le nombre des formules est infini? on peut prendre 25 grammes d’acide acétique ou de sulfate ferreux pour 1 000 d’eau, le cliché ne s’en portera pas plus mal. On peut remplacer l’acide acétique par l'acide tartrique, l’acide formique, l’acide sulfurique.

L’essentiel est le sulfate ferreux et le milieu acide.

L’alcool permet au liquide de s’étendre mieux sur la plaque.

Quand l’image est venue, on lave et on fixe avec une solution d’hyposulfite de sodium.

On renforce au bichlorure de mercure (§ 283).

2° — Je ne discuterai pas les théories physiques et chimiques du développement, tant ces sortes de débats me paraissent vains. Une seule chose est intéressante : quels sont les corps qui interviennent et comment interviennent-ils?

Dans le procédé au collodion humide, l’azotate d’argent en excès est indispensable au développement.

On admet qu’il est réduit par le sulfate ferreux avec production d’azotate et de sulfate ferriques :

6Ag . AzO3 -h 3Fe . SO4 = 6Ag H~ Fe2(S04)3 -+- Fe2(Az03)6.

Mais il semble que cette réduction exige la présence d’argent réduit en quantité si minime qu’on voudra; c’est dans la précipitation de cet argent qu'interviendrait la lumière. Plus généralement elle est la cause indirecte de la réaction.

Voici les arguments donnés en faveur de cette théorie.

On trace sur une carte avec une lame d’argent un traità peine visible. On la plonge dans le révélateur précédent additionné d’azotate d’argent. Peu à peu le trait se recouvre d'argent métallique et devient très apparent.

On développe un cliché au collodion humide. Quand tout l’azotate est réduit, on obtient une nouvelle précipitation d’argent et le noircissement du cliché en versant sur la plaque une solution d’azotate et en faisant à nouveau agir le révélateur.

Le révélateur appelé physique (nom très mal choisi évidemment) n’agit pas directement sur le bromure et l’iodure d’argent décomposés ou modifiés par la lumière, à l’inverse des révélateurs chimiques tels que ceux dont on se sert pour développer les plaques en gélatino bromure. Peu importe du reste la nature de la modification par la lumière (changement de la structure moléculaire sans changement de composition, ou, ce qui revient au même, modification de l’énergie interne — production de sous-iodure ou de sous-bromure).

Une plaque au collodion parfaitement dépouillée d’azotate d’argent, exposée à la lumière, ne donne rien au développement. Il suffit d’ajouter

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