‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 263 sur 392 · Papier calotype (Talbot · texte numérisé non relu

Papier calotype (Talbot

Les réactions qui se produisent sur collodion, peuvent avoir le papier comme support. On a même commencé par là : dès 1841 Talbot donna la formule du papier calotype qui révolutionna la photographie en fournissant un négatif. Voici du reste, à quelques détails près inutiles aujouid hui, comment opérait Talbot. Le lecteur remarquera quel progrès constituait sa méthode sur la Daguerréotypie (§ 326).

1° — On plonge du papier à lettre glacé dans une solution d’iodure de potassium à 6 p. 100; on le sèche. Au moment de s’en servir et en opérant dans l’obscurité, on le plonge dans une solution contenant pour 100 gi ammes d eau, 10 grammes d azotate d’argent et 20 grammes d’acide acétique cristallisable.

On place le papier sensibilisé entre deux glaces et on expose quelques secondes dans une chambre noire.

On développe au moyen d une solution concentrée d’acide gallique (ce corps est fort peu soluble), ou mieux dans une solution d’acide galliqüe additionnée d’un peu d’azotate d’argent.

Quand l'image est développée, on lave et on fixe à l’hyposulfite de sodium.

Le papier est donc à image latente et à développement; il est bien moins sensible que le collodion.

2° Pour obtenir les positifs, on commence par rendre le papier transparent en le cirant. On râpe dessus un peu de cire blanche que l’on • fond avec un fer à repasser, à travers plusieurs feuilles de papier servant de buvard.

On utilise le cliché transparent obtenu (dianégatif) pour obtenir des positifs au châssis-presse par contact (§ 297). Gomme surface sensible on emploie soit le papier précédent, soit le papier salé à noircissement direct et sans développement dont nous parlerons au § 297.

Page 1