‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 264 sur 392 · Collodion sec. Sensibilisateurs · texte numérisé non relu

Collodion sec. Sensibilisateurs

Tandis que le collodion humide conserve un grand intérêt pratique, les procédés secs n’en ont plus; il faut cependant en parler, parce qu’ils éclairent la théorie du collodion humide.

L’expérience montre qu’à la longue l’azotate d’argent agit sur l’iodure et le bromure d’argent pour donner des corps décomposables par l’eau; il agit aussi sur le collodion. D’où la nécessité de le supprimer par des lavages. Mais par là on diminue considérablement la sensibilité; en particulier l’iodure devient inerte en l’absence d’azotate : d’où la nécessité de n’employer que le bromure. Pour des raisons de solubilité dans le collodion, le bromure d’ammonium est préféré; le collodion doit en contenir relativement beaucoup.

Dans le collodion bromure et sensibilisé, on supprime donc l’excès de nitrate par un lavage qu’il est préférable d’effectuer à l’eau distillée.

En définitive nous avons une plaque au collodiobromure d’argent. Elle présente l’inconvénient de se dessécher et de ne plus être perméables aux réactifs; d’où une série de procédés pour la maintenir spongieuse. On a essayé l’albumine, le tannin, la gélatine, la gomme, jusqu’au jour où simplement on a substitué la gélatine au collodion.

Si l'on veut encore se servir du révélateur physique (§ 291), on y ajoutera du nitrate d’argent. Mais l’effet sera toujours médiocre, parce que l’action n'est plus que superficielle. On a donc passé aux révélateurs chimiques qui sont actuellement employés pour le gélatinobromure; ils agissent directement sur le bromure impressionné par la lumière.

Nous n’insistons pas, les proôédés au collodion sec étant complètement abandonnés.

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