Procédé à, l’albumine
J indique l’essentiel du procédé à l’albumine parce qu’il peut servir
dans certaines expériences d’optique où l’extrême finesse du grain est nécessaire.
On prend des blancs d’œuf qu'on bat avec un balai d’osier ou. une fourchette de bois (pas de métal) jusqu’à ce que la mousse soit assez consistante pour être coupée. On laisse reposer douze heures ; on décante en ne gardant que le dessus du liquide. On fait dissoudre dans un peu d eau 1 gramme d’iodure et 0,25 gramme de bromure (potassium ou ammonium) pour 100 centimètres cube d’albumine; on mélange avec 1 albumine. On filtre plusieurs fois, en évitant les poussières. Il est bon de laver le filtre d’abord à l’eau distillée.
Comme substratum on se sert d’une glace qu’on nettoie soigneusement. L'albumine est étendue avec une pipette et séchée dans une position parfaitement horizontale. Pour cela on la pose, albumine en dessous, sur trois vis calantes, disposées sur une plaque métallique qu’on chaufle légèrement en dessous.
On sensibilise en immergeant 3 minutes dans un bain contenant pour
100 grammes d'eau, 10 grammes d’azotate d’argent et 10 grammes
d’acide acétique. On retire et (voici où le procédé diffère du collodion
îumide) on lave , on sèche. Les plaques se conservent plusieurs jours,
tandis que les plaques en collodion humide doivent être employées sur l'heure.
On recommande de développer avec une solution saturée (1 p. 100) d acide gallique C6H5 (OH)3 (COOH), additionnée de quelques gouttes
d'une solution à 10 p. 100 d'acide pyrogallique dans l’alcool. Quand l'image apparaît, on ajoute quelques gouttes d’une solution d’azotate d’argent à 3 p. 00. Pour cela on les met dans un verre dans lequel on verse le révélateur; on agite, on reverse le mélange sur le cliché.
Le développement est généralement lent.
On tixe à l'hyposulfite de sodium.