‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 275 sur 392 · Généralités sur les papiers aux sels de fer · texte numérisé non relu

Généralités sur les papiers aux sels de fer

La lumière agit sur les sels ferriques et les ramène à l’état de sels ferreux. En utilisant les réactifs ordinaires de ces sels (ferro et ferricyanures de potassium), on obtient des photocopiés.

Les procédés aux sels ferriques sont nombreux et très employés pojur copier les plans ou les dessins (obtention des bleus de machines). Aux papiers industriels on ne demande pas de demi-teintes : ils doivent fournir des traits tranchant brutalement sur le fond. La couche sensible est épaisse et doit être impressionnée jusqu’au substratum.

On obtient une image retournée. Mais comme on reproduit généralement des dessins effectués sur papier mince, on obtient une image redressée en retournant le dessin, ce qui n’a pas d’inconvénient.

Les dessins en traits blancs sur fond bleu sont désagréables à l’œil (§ 303); il est préférable d’obtenir des traits bleus ou noirs sur fond blanc (§§ 309 et 310).

La platinotypie utilise bien un sel de platine, mais l’action lumineuse porte sur un sel de fer; nous la rangeons donc dans les procédés au fer.

303. Papier au citrate et au tartrate ferriques (dit au ferroprussiate).

Il est connu sous le nom de procédé au ferroprussiale , ce qui est

absurde, puisque c’est le prussiate rouge de potassium ou ferriprussiate qui intervient (§ 303).

On fait deux solutions de 23 grammes de citrate ferrique ammoniacal et de 25 grammes de prussiate rouge dans 100 grammes d’eau. On mélange les deux liquides, on filtre et étend sur le papier. On sèche et on conserve à l’abri de la lumière et de l’humidité..

On expose sous un cliché. La lumière ramène le citrate ferrique à l’état de sel ferreux; d’où formation de bleu de Turnbull par action du prussiate rouge.

Le papier, qui était verdâtre, vire au bleu partout où agit la lumière.

Quand l’exposition paraît suffisante, on sort du châssis, et on lave à grande eau. Le bleu reste adhérent, les autres sels sont dissous. On a donc une copie où le dessin est reproduit en traits blancs sur fond bleu.

En place de citrate ferrique, on utilise parfois le tartrate obtenu par faction de l’acide tartrique sur une solution de perchlorure de fer avec addition d’ammoniaque.

Page 1