Emaux photographiques
Plaçons-nous dans le cas habituel où le procédé du paragraphe précédent sert à obtenir des émaux.
Rappelons d'abord de quoi il s’agit.
EMPLOI DE LA GÉLATINE ET DES CORPS SIMILAIRES
R — É mailler c’est recouvrir à chaud d’une couche vitritiable. L’émail blanc ordinaire est un verre à base de plomb, rendu opaque par de l’oxyde d étain SnO2 (étain calciné à l’air, potée d'étain ) qui donne du stannate de plomb non fusible. Il est employé pour recouvrir des plaques de cuivre ou de fer, des casseroles, des objets de toilette, des abatjour... Voici une formule d’émail blanc :
Silice Carbonate de potassium Minium Oxyde d’étain 30 gr. 20 40 10
L émail noir contient des oxydes de manganèse, Me fer et de cobalt. Pous obtenir des émaux colorés on introduit divers oxydes; en voici quelques-uns pour fixer les idées.
Rouge. Oxyde de fer, oxyde de cuivre.
Jaune. Chromate de plomb, sulfate de fer, oxyde de zinc.
Vert. Oxydes de chrome, de cuivre et de cobalt mélangés. Bleu. Oxyde de cobalt.
Violet. Oxyde de manganèse.
Supposons avoir saupoudré le cliché avec des poudres d’émail (verre coloré finement broyé), c’est-à-dire des poudres capables de fondre et de se fixer par la chaleur sur des plaques d’émail blanc.
Il s’agit de transporter l’image sur une telle plaque.
2° — Transport de l’image et fusion de l’émail.
On utilise pour cela du collodion épais (2 grammes de coton-poudre dissous dans 50 grammes d’alcool et 50 grammes d'éther). On en recouvre le cliché; on attend quelques minutes, on immerge dans l’eau froide acidulée à 5 p. 100 par l’acide sulfurique (pour chasser le sel de chrome). On retire de l’eau acidulée après quelques minutes, on coupe le collodion sur les bords, on replonge dans l’eau pure : la pellicule se détache entraînant toute la poudre.
La pellicule bien lavée est appliquée sous l’eau (sucrée à 10 p. 100) contre la plaque d’émail, poudre en dessus. On tamponne, on retire, on sèche.
„ Il ne reste plus qu’à faire cuire au fourneau d’émailleqr.