‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 301 sur 392 · Expériences avec un tube de fer-blanc · texte numérisé non relu

Expériences avec un tube de fer-blanc

1° — On tapisse de papier blanc un cylindre de fer-blanc fermé à un bout. On 1 expose pendant une heure, le bout ouvert en avant, aux rayons solaires directs.

Dans l'obscurité, on pose ce bout sur du papier à noircissement

dn-ect : après vingt-quatre heures, on constate qu’il est dessiné en noir sur fond blanc.

£° — On ferme le tube aussitôt l’exposition terminée. Il conserve pendant longtemps la faculté d agir sur la couche sensible quand on la débouche et qu on la pose sur elle. La fermeture hermétique empêche le corps actif de s’évaporer.

3“ - Recommençons l’expérience en utilisant du papier humecté

d’une solution d’acide tartrique, puis séché. Insolons, projetons quelques gouttes d’eau sur le papier, fermons le tube et chauffons vers 50°.

Dans l’obscurité, ouvrons le tube et posons-le sur la couche sensible" L’action est alors très rapide. L’explication est évidente : la vapeur

d’eau et l’élévation de la température facilitent l’évaporation du corps actif. 1 "

4‘ — Le tube contenant du papier insolé est laissé quatre heures dans un endroit chaud. On le débouche en tenant l’ouverture en bas^. avec précaution on retire le papier. Dans l'obscurité, on pose le tube sur une couche sensible. Malgré l’absence du papier insolé, l’action se

produit; preuve qu’elle est due à l’air qui est resté chargé du corns volatil actif.

5° L’abbé Laborde a montré que le corps produit est de l’acide formique.

Le papier bleu de tournesol exposé à l’action du papier insolé rougit. Si on le recouvre à moitié d’une lame de verre, ne rougit que la partie découverte, par suite non protégée.

Le papier insolé perd rapidement ses propriétés si on place près de lui en vase clos un papier buvard humecté d’une solution de potasse.

L ne capsule pleine d’eau est exposée à l’action du papier. Additionnée de nitrate d’argent, le liquide noircit promptement à l'ébullition ; il y a réduction de nitrate.

Au reste la botte insolée a bien l’odeur d’acide formique.

6° — L'acide formique HCOOIi provient d’une oxydation par la lumière.

Thénard a montré que le papier traité par l’oxygène ozonisé, donne exactement les mômes effets que le papier insolé. Conservé pendant

quelque temps dans un tube à essai, il dégage l’odeur d’acide formique.

On met dans un verre à expérience de l’acide tartrique en solution concentrée (COOII-CH2OH-CILOH-COOH) et un oxydant (litharge ou oxyde de manganèse) , il se dégage de i acide lormique qui produit dans l’obscurité sur du papier sensible le même effet que le papier insolé.

Il est curieux que l’effet de la lumière puisse ainsi se manifester par des effets contraires : une réduction, une oxydation.

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