Procédé Cros et Ducos du Hauron par addition
}° ~ Le procédé suivant, peu pratique mais théoriquement bien préférable au précédent, conduit naturellement aux procédés actuels. Obtenons trois diapositifs ordinaires A, B, G, en éclairant l’objet avec
Fig. 24-5.
de la lumière transmise par des écrans colorés a, 6, c. Dans chaque épreuve, les « lumières » correspondent aux parties transparentes des clichés. Pai un procédé optique quelconque (fîg. 243) superposons les images des clichés, en les éclairant avec de la lumière tamisée par les mêmes écrans a , b, c. Nous obtenons une image colorée reproduisant d’une manière assez fidèle les couleurs de l’objet.
La figure 246 montre un procédé correct de superposition. Les clichés sont dans les plans focaux principaux de trois lentilles identiques. L’œil est en O. Il regarde par réflexion sur trois glaces sans tain, et par transmission à travers une ou deux de ces glaces pour les clichés B et A. Si 1 œil est myope, on intercale une lentille convergente en L.
On peut aussi bien opérer par projection au moyen de trois lentilles.
Voici une méthode simple de reconstitution, mais qui exige une chambre photographique spéciale à trois objectifs. On obtient simultanément ti ois négatifs avec les objectifs recouverts d’écrans colorés; on
tire trois positifs par contact ou directement en inversant les négatifs; on les replace dans l’appareil ; on les éclaire par derrière : on projette ainsi, au moyen des objectifs et à travers les écrans, une triple image qui reproduit l'objet avec ses couleurs. Le repérage des clichés est facile puisqu’il suffît de les remettre dans la position qu’ils avaient lors de l’obtention des négatifs.
2° — Dans la méthode précédente est en germe la méthode actuelle. Dès 1869 Ducos du Hauron entrevoyait la possibilité de n’employer qu’une couche sensible : de cette couche il attribuait certaines régions à chacune des couleurs, les régions étant assez petites et assez régulièrement distribuées pour que les lumières transmises en un point quelconque formassent du blanc dans l’œil situé à une distance suffisante. Il recouvrait le substratum de la couche sensible de raies alternativement rouges, vertes et bleues, très minces, parallèles, visibles à la loupe, mais se fusionnant à distance dans une sensation blanche.
Etendons sur le réseau coloré une couche sensible. Photographions en tournant le réseau vers la lumière. Développons et fixons. Nous obtenons par transparence une image colorée complémentaire de l’objet; il ne reste qu’à obtenir une inversion de cette image.
C’est la méthode actuelle.