‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 312 sur 392 · Remarques sur le procédé précédent · texte numérisé non relu

Remarques sur le procédé précédent

Ce procédé donne des résultats merveilleux; mais la reproduction des teintes est inexacte.

Elle l'est d’autant plus que la couleur est plus simple.

Photographions un spectre pur : nous obtenons trois bandes monochromes séparées par des intervalles obscurs. Cela signifie que les écrans orangés ne laissent passer que les radiations de longueurs d’onde comprises entre \ et X2; les écrans verts que les radiations allant de X3 à X4, les écrans violets que les radiations allant de Xg à X6, les longueurs d’onde se rangeant dans l’ordre inverse des indices.

De sorte qu’il existe deux bandes sombres allant de X2 à X3, de \ à X5.

Dans les premières plaques mises dans le commerce, la première bande (dans le jaune) avait une épaisseur énorme.

Les plaques étant opaques pour ces ba'ndes, si l’on photographie des teintes voisines, elles sont entièrement dénaturées. C’est, par exemple, ce qui arrivait avec les premières plaques pour les fleurs jaunes cl’or.

Suivant la teinture des grains de fécule, on obtient des résultats les plus divers. On doit tenir compte à la fois des teintes des grains et de la sensibilité des plaques, qui est loin d’être uniforme, même pour les plaques panchromatiques : d’où, comme nouvelle arbitraire, un écran atténuant certaines couleurs. ,

Bref, les résultats sont attrayants, mais sans prétention à l’exactitude.

Dans le plan représentatif des couleurs, plaçons les trois points qui représentent les teintes des trois espèces de grains : on n’obtiendra jamais de teintes plus saturées que celles contenues dans le triangle formé par ces points. Généralement ces teintes sont loin d’être saturées.

Voici un singulier paradoxe.

Par des mélanges convenables de ces trois couleurs on obtient tous les points à l’intérieur du triangle, par conséquent ceux qui correspondent aux bandes noires dont il est parlé plus haut.

Supposons, pour préciser, qu’une de ces bandes comprenne la raie D.

La lumière du sodium ne donne rien; mais une lumière complexe ayant même teinte que la raie D, est reproduite assez exactement.

Deux couleurs de même teinte et de compositions différentes sont généralement traitées de manières très différentes par le procédé photographique que nous venons de décrire.

Cette méthode de photographie des couleurs a le grave défaut de ne donner qu’une épreuve et une épreuve visible seulement par Iranspa-

rence. Nous attendons qu’on nous fournisse le moyen de les reproduire en un nombre quelconque d’épreuves sur substratum opaque.

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