‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 325 sur 392 · Relation du négatif et de l’objet photographié · texte numérisé non relu

Relation du négatif et de l’objet photographié

Eludions la relation qui existe entre le négatif et l’objet.- Montrons qu elle est vague, et seulement acceptable en raison de la tolérance de œil, de notre ignorance des objets représentés et de la difficulté technique de comparer le modèle et le résultat.

y - La définition du noir est arbitraire. Pour préciser, rien n’empeche, a la place de 1 expression que nous avons choisie :

In-I

de prendre : N = *

comme je l'ai fait dans mon mémoire de 1893.

Physique. — H. Bouasse.

450 PROCÉDÉS DE REPRODUCTION DES FORMES ET DES COULEURS Le nouveau noir varie de 0 à co .

Il semble pourtant que la première expression correspond mieux à l’idée de petits écrans opaques développés dans la couche sensible. L’aire occupée par ces écrans est d’abord une fraction nulle de l’aire totale; pour les plus grands noirs, elle devient égale à cette aire.

La comparaison entre un objet lumineux et un négatif est également arbitraire. Mais on supprime l’arbitraire en posant que la reproduction négative est correcte si, par une nouvelle inversion effectuée suivant les mêmes /ozs, elle donne un positif correct. Or la comparaison du positif et de l’objet n’est plus arbitraire : la correction du résultat exige que les quantités de lumière émises par les régions correspondantes soient proportionnelles.

2° — En raison de la forme de la courbe des noirs, le négatif est évidemment incorrect. Au-dessus d’une certaine intensité, ce cliché devient pratiquement opaque; au-dessous d’une autre intensité, il ne vient rien. Donc indépendamment de toute comparaison numérique, le positif résultant d’une double inversion ne peut être conforme à l’objet.

Encore ici supposons nous l'objet monochromatique : l’infidélité devient trahison pour des objets colorés.

3° — Cherchons ce qui arrive en supposant que la courbe des noirs, tels que nous les avons définies est une droite passant par l’origine.

Écrivons qu’il y a proportionnalité entre les noirs et les éclairements pendant l’exposition :

N = 1 - î- = ftE.

Faisons un diapositif par contact. La quantité de lumière qui passe, à travers le négatif, est proportionnelle aux espaces laissés vides, c’est-à-dire à 1 — N. En vertu de notre hypothèse sur la courbe des noirs les noirs du positif sont :

Pour qu’il y ait reproduction exacte, il faudrait que i et E fussent proportionnels.

Or on a *. i i0k k . E -+- z0(l — k).

Ainsi, même dans ce cas, la reproduction serait généralement incorrecte : les intensités transmises par le positif ne sont pas proportionnelles aux intensités émises par l’objet ; elles se contentent de varier proportionnellement. Bien entendu la conclusion ne vaut que pour des éclairements E ne couvrant pas complètement la couche sensible d’écrans opaques, puisque à ces éclairements correspond sur le positif des régions blanches.

Est-il possible de faire k' ~ \ , par suite de rendre correcte la reproduction? Suivant le temps de pose de la plaque devant servir de dia-

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Le coefficient k prend alors la valeur 1 ; « et E sont proportionnels

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