‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 339 sur 392 · Gravure à, la manière noire · texte numérisé non relu

Gravure à, la manière noire

Tous les procédés se ramènent à obtenir sur une planche métallique des combinaisons de sillons entre-croisés ou de trous dans lesquels 1 encre est bourrée et qui la retiennent pendant l’essuyage.

Ils diffèrent par la manière d’obtenir les creux.

Voici d’abord le procédé qui diffère le plus de la gravure au burin, a planche est régulièrement grainée par un ouvrier; c’est dire qu elle est creusée uniformément et d’une manière systématique de creux régulièrement espacés et formant un grain. Encrée au tampon, elle donnerait au papier l’apparence d’un velours.

L eu liste use le grain pour obtenir les blancs.

La préparation se fait au berceau. C'est un outil d’acier, formant un arc de cercle (comme le couteau à hacher des cuisinières) et armé de tents mes; on peut le comparer à un peigne courbe à dents courtes. Un te balance sur la planche suivant quatre directions à 48“ les unes es autres, de manière à obtenir un grain régulier. C’est de l’égalité et de la finesse des hachur.es que les noirs tirent leur force et leur moelleux. Au reste l'opération est exécutable mécaniquement.

Le travail consiste alors avec un racloir et un brunissoir à user le grain de manière à ne laisser intacts que les noirs les plus intenses. En supprimant complètement le grain, ce qui revient à repolir la planche, on obtient les lumières vives. On conçoit la possibilité de réaliser les teintes intermédiaires.

La manière noire est surtout employée pour les effets de nuit, les clairs-obscurs. On lui reproche de manquer de fermeté. Elle convient au portrait et à la reproduction des tableaux genre Rembrandt.

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