‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 348 sur 392 · Typographie. Classification des caractères · texte numérisé non relu

Typographie. Classification des caractères

1° — Tout le monde sait que la composition typographique est faite au moyen de caractères mobiles. Ce sont des prismes droits, de 24 millimètres de hauteur, qui portent la lettre à l'envers sur une de leurs extrémités.

On appelle corps leur grandeur dans le sens de la hauteur des lettres. Le corps se mesure en points Didol ; six points valent une ligne (ancienne mesure) de 2,256 millimètres. Le point vaut donc 0mm,376. Les corps des caractères couramment employés vont de 5 à 12 points; voici la table de concordance.

Points 5 6 7 ' 8- 1 9 10 11 12

Millimètres 1,88 2,26 2,63 3,01 3,38 3,76 4,14 4,51

Le point de ['Imprimerie Nationale vaut 0mra,40; mais il n’est employé que là.

L’ancien point Fournier vaut 0mm,35.

Pour déterminer le point, on mène deux lignes passant : hune par l’extrémité des queues supérieures, l’autre par l’extrémité des queues inférieures des lettres à queues (b, d , g ,); le point est égal à

leur distance. On vérifiera que les majuscules ne sont pas plus hautes que les lettres à queue.

2° — L’épaisseur des caractères dépend de la lettre (il est clair que le i est moins large que le m) et de l'œil , c’est-à-dire de la forme donnée à la lettre. L’épaisseur est égale à l'œil plus l’approche , blanc laissé entre deux lettres consécutives. Pour un même point (même hauteur des lettres), on peut, suivant la fantaisie, avoir des œils extrêmement différents : la lettre est élancée ou trapue, les queues sont courtes ou longues relativement au reste delà lettre, les petits traits placés en haut ou en bas des lettres (obit et empattement) sont horizontaux ou inclinés, etc., etc,... Bref c’est par centaines que l’on compte les types de caractères. Ils se ramènent à quelques fondamentaux : Gothique , Elzévir ou Romain , Didot, Italique , Cursive....

3° Pour obtenir une ligne on place côte à côte des caractères et des blancs. La composition est pleine , non interlignée, quand les lignes se touchent. Pour donner de l’air et de la solidité à la composition, on interligne : on met entre deux lignes une lame mince, plus basse que la lettre et d’épaisseur mesurée en points. Entre les mots on intercale des blancs qui sont des prismes de même corps que les lettres, plus bas, et dont l’épaisseur variable est aussi mesurée en points.

Ainsi la composition de ce volume est en IX interligné de 2 points.

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