Photogravure en demi-teintes (photoaquatinte
— La plaque de cuivre est préparée comme pour l’aquatinte, c’està-dire couverte d’un grain régulier de résine fixé par chauffage (§ 377).
Effectuons une épreuve sur papier mixtionné comme pour obtenir une photographie au charbon (§ 314) ; exposons sous un positif.
Comme support de développement prenons la plaque de cuivre (§ 313). Plaçons celle-ci face en dessus dans une cuvette pleine d’eau froide. Plongeons-y le papier face en-dessous, en évitant les bulles d'air. Maintenons le papier contre la plaque en le repérant convenablement. Sortons le tout d’un mouvement brusque. Couvrons d’un buvard; éliminons l’excès d’eau et appliquons fortement avec un râteau sans dents.
Remettons dans une cuvette pleine d’eau, élevons peu à peu la température; le papier se retire aisément en abandonnant la gélatine sur la plaque. Continuons le développement à 43° : la gélatine bichromatée se dissout. On retire la plaque et on sèche.
2° — La morsure s’effectue à travers la gélatine au moyen d’une solution de perchlorure de fer; elle est d’autant plus rapide, par suite d’autant plus profonde que la couche de gélatine est moins épaisse, qu'elle a été moins impressionnée : les creux de la plaque de cuivre, par suite les noirs de l’épreuve, correspondent donc aux parties peu impressionnées : d’où la nécessité d’utiliser un positif pour obtenir l’épreuve au charbon.
Je n’insiste pas sur les divers stades delà morsure, la concentration des bains, etc..., qui sont de pure technique.