Presse lithographique
1° — Rouleaux. Table a couleur.
A chaque instant nous parlons d encrage au rouleau .
La figure représente deux formes usuelles.
Le giand rouleau est en bois (de 10 cm. de diamètre sur 30 de
longueur, par exemple), terminé par deux axes en bois dur recouverts de gaines en cuir qu on prend dans la main et qui servent de coussinets {poignées). Le bois du rouleau est recouvert de molleton, puis de peau de veau (couture en dedans). Le grain du cuir est plus ou moins gros.
Le rouleau pour de petits travaux est représenté en bas de la figure* il est construit de même. ’
Le rouleau ne doit servir qu’après avoir été imprégné de vernis pendant quelques jours; il doit être maintenu très propre, gratté après l’usage et lavé à l’essence de térébenthine.
La table à couleur est en marbre poli ou en pierre lithographique poncée et huilée. On étend l’encre sur la table avec le rouleau. Pour encrer la pierre, on commence par encrer le rouleau sur le marbre, puis on le roule sur la pierre : c’est une opération difficile qui exmé beaucoup d’habitude. &
2° — Presse lithographique.
Je ne décrirai que la plus simple.
La figure en représente schématiquement les pièces.
La pierre repose sur un chariot horizontal AA qu’on tire au moyen d’une sangle et d’un treuil sur lequel est fixé un moulinet; il est ramené en arrière par une corde tirée par un poids et passant sur une poulie.
Le papier est repéré sur la pierre, puis recouvert d’un châssis C fixé
au chariot par des charnières et garni d’un cuir graissé à sa face supérieure.
La pression est due à un râteau BB; c’est une pièce de poirier, dressée en double biseau, arrondie au papier de verre et graissée. Le râteau est fixé à une traverse DD, seulement par son milieu, de manière que la pression soit bien égale lorsque la traverse, rabattue autour de la charnière E, est tirée vers le bas par le moyen d’une pédale et d’un ressort (non représentés). Le ressort s’attache en F.
L’imprimeur passe sur la pierre une éponge humide, encre, pose la feuille de papier qu’il repère. Il abaisse le châssis, puis la traverse; le crochet F est ancré dans une boucle reliée à la pédale. L’imprimeur agit avec son pied droit sur la pédale, et saisit le moulinet qu’il tourne. Pendant qu’il amène le chariot au bout de sa course, l’impression s’effectue. Il abandonne alors la pédale et le moulinet, relève la traverse : le chariot est ramené par le contrepoids à sa position initiale.
La presse lithographique est étudiée pour une impression à plat, n’exigeant qu’une pression modérée.
Fig. 266.