Autocopie
On dispose d’un très grand nombre de procédés de reproduction. Il est nécessaire d'en dire quelques mots, ne serait-ce que pour les bien distinguer de la lithographie et des procédés similaires, et parce qu’on les emploie dans les laboratoires.
1° — Polycopie.
On écrit sür une feuille de papier glacé avec une encre concentrée
IMPRESSION SUR UNE SURFACE QUASI PLANE
d aniline. On applique la feuille sur une plaque formée de gélatine, de glycérine et d’une poudre inerte (talc, sulfate de baryte, kaolin) contenue dans une cuvette rectangulaire en tôle étamée. On presse avec la main. Après quelques minutes de contact on enlève la feuille. On constate que l’écriture l’a quittée.
Pour obtenir une copie, on étend une feuille de papier blanc, on frotte avec la main et on retire. Comme l’encre est épaisse et très colorante, on peut obtenir de 30 à 40 épreuves; les dernières sont naturellement très pâles, puisqu’il est impossible d’encrer à nouveau entre chaque épreuve.
Comme on le voit, le procédé s’appuie uniquement sur le fait que la gélatine retient l’encre.
En refondant la gélatine dans sa cuvette, elle est prête pour un nouvel emploi.
Au lieu d une plaque de gélatine, on utilise des feuilles de parchemin gélatiné qui ne servent qu’une fois.
2° — » Autocopiste noir.
C’est la méthode précédente avec encrage, par suite obtention d’un grand nombre d’épreuves.
La pierre ou le zinc sont remplacés par une feuille de parchemin convenablement préparée et jouissant d’une grande affinité pour l’eau, mais d’une affinité plus grande pour les matières grasses.
On la mouille et on la tend au moyen d’un cadre de bois contre une planchette avec interposition d’un feutre mouillé.
On écrit sur du papier quelconque avec de l’encre à report ; on applique l’écriture sur le parchemin et on exerce une pression pour que l’encre entre dans le parchemin. On retire le papier. On encre au rouleau avec de l’encre typographique ordinaire et on imprime sur du papier blanc en pressant avec un râteau ou à la main. De temps en temps on mouille de manière que l’encre typographique ne prenne que sur l’écriture.
On peut tirer jusqu’à 200 exemplaires.
Le procédé ne réussit qu’en raison de la grande affinité pour l’encre grasse et de l’affinité bien moindre pour l’encre typographiqne. La première repousse l’eau; la seconde est repoussée par l’eau.