‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 377 sur 392 · Procédé au mercure · texte numérisé non relu

Procédé au mercure

Je décris ce procédé pour montrer l’extrême variété des propriétés auxquelles on s’adresse.

On dessine sur une feuille de zinc avec le crayon au mercure suivant :

Biodure de mercure Nitrate de mercure Eau Gomme arabique

Cette pâte est moulée par compression dans des tubes.

Le dessin apparaît en blanc brillant d’almagame sur le fond gris du zinc.

On encre à l’encre grasse avec un rouleau de gélatine; les parties amalgamées repoussent V encre qui prend sur le zinc nu et non préparé. Le dessin apparaît en blanc d’amalgame sur fond noir d’encre.

En utilisant la galvanoplastie et un bain de sulfate ou de chlorure ferreux ammoniacal, on recouvre les parties amalgamées d’une couche de fer. L’encre sert de réserve.

On lave la planche à l’essence de térébenthine pour enlever l’encre. Nous avons donc un dessin en fer sur un fond de zinc. On attaque à 1 acide nitrique en solution aqueuse à 4 p. 100 pour ronger la couche superficielle de zinc qui a subi l’action de l’encre grasse; on lave à grande eau; on prépare la surface à la noix de galle et à la gomme (§ 413) : ces divers réactifs ii attaquent pas le fer. On encre à l’encre grasse : elle ne prend que sur le fer, c’est-à-dire sur les traits du dessin; elle est repoussée par le zinc préparé. Il ne reste plus qu’à encrer avec de l’encre d’impression et à tirer sur une presse lithographique.

Pour obtenir la gravure photographiquement, on combine cè qui précède avec ce que nous avons dit au § 381.

Lithographie sur gélatine et corps similaires.

— Cette méthode porte les noms les plus divers (héliotypie, phototypie, photocollographie, etc., etc.).

Il s'agit de transformer une couche de gélatine de manière que

certaines parties retiennent l’encre et que les autres ne la retiennent pas : le problème se ramène à celui-ci : faire en sorte que certaines parties ne se mouillent pas et que les autres se mouillent, l'eau repoussant l'encre et les matières grasses.

Or la gélatine bichromatée insolée devient insoluble dans l’eau chaude, et incapable de s’imbiber d’eau froide (§ 312).

Sans insister pour l’instant sur le moyen de la stabiliser sur son support (qui est une glace épaisse), supposons obtenue une couche de gélatine bichromatée séchée dans l’obscurité, par conséquent sensible. Insolons-la sous un négatif. Lavons à froid pour chasser le bichromate. Nous obtenons une couche de gélatine dont les portions insolées ne retiennent pas l'eau, par suite fixent l’encre grasse.

Passons au détail.

2° — Pour stabiliser la couche sur son support (ordinairement une dalle de glace), -coulons sur la glace une solution d’albumine et de gélatine bichromatée; séchons à 45°. Insolons à travers la glace. La gélatine qui est en contact avec la glace est insolubilisée et y adhère fortement; tandis que celle qui est opposée à la glace et qui ne reçoit la lumière qu’à travers le bichromate reste plus ou moins soluble: peu importe du reste.

Cette première couche est le support auquel se fixera la couche servant à la reproduction.

On lave à froid pour chasser l’excès de bichromate, à 50° pour dissoudre la partie soluble. La dalle est prête à recevoir la seconde couche. ' *

Celle-ci est étendue et desséchée vers 55°. On insole de 2 à 5 minutes suivant l’intensité de la lumière. On lave à froid jusqu’à supprimer tout le bichromate. On passe à l’alun pour tanner la gélatine et on laisse sécher. La première partie des opérations est terminée. En définitive elle est identique à celle du § 312.

Avant d’encrer, on mouille; les parties insolées refusent l’eau; les autres gonflent. On passe alors le rouleau à encre grasse : 1 encre adhère aux parties sèches. Il ne faut pas que les reliefs soient trop prononcés, l’encrage deviendrait difficile.

La couche est alors prête pour le tirage. Pour éviter d’avoir à mouiller entre chaque épreuve, on traite par une solution de glycérine dans l’eau; la glycérine, très hygrométrique, maintient assez longtemps l’humidité.

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