‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 385 sur 392 · Papiers couchés · texte numérisé non relu

Papiers couchés

Les papiers couchés, employés dès le début pour la chromo-lithographie, sont devenus d’une fabrication considérable depuis l’introduction des illustrations en typographie obtenues avec des réseaux (, similigravure , § 400). La couche est constituée par une matière minérale, blanche, très fine, et par une matière colloïde agglutinante.

Le blanc fixe est du sulfate de baryte précipité; le blanc satin est un mélange d’alumine (13 p. 100) et de sulfate de chaux (83 p. 100). Le commerce vend ces matières en pâte contenant 20 p. 100 d’eau.

La matière colloïde est de la caséine ou de la gélatine.

Les formules sont complexes et dépendent du travail à réaliser. En voici une pour fixer les idées : caséine 8 à 10, blanc fixe 50, blanc satin 50, eau 35 ; on ajoute un peu de soude caustique et du carbonate de soude.

On étend la pâte au moyen de brosses sur le papier animé d’un mouvement continu.

Le papier couché se casse au pliage; il se détériore spontanément assez vite. Il est plus cher et plus lourd que le papier non couché.

Pour en finir avec les papiers couchés ou non couchés ordinaires, voici quelques renseignements sur les épaisseurs moyennes. Le papier à cigarettes a une épaisseur de l’ordre de 20 y.; un paquet de 150 feuilles bien pressé est épais d’environ 3 millimètres. Les papiers ordinaires pour les livres ont une épaisseur de 60 à 100 jjl ; il est facile de la mesurer en pressant le volume dans un étau, mesurant son épaisseur et divisant par le nombre de feuillets indiqué par la pagination.

Page 1