‹ Vision et reproduction des formes et des couleurs. Vision mono et binoculaire. Illusions d'optique. Photométrie. Théorie des couleurs. Photographie. Procédés d'impressionChapitre 387 sur 392 · Cartons · texte numérisé non relu

Cartons

La fabrication du carton diffère à peine de celle du papier ; mais au dieu de partir d’une pâte neuve, on utilise une pâte formée de déchets et de mauvais papiers. On fait pourrir ces matières, on les effiloche; on obtient une pâte à laquelle on ajoute du kaolin, de l’ocre, de la craie pour faire du poids, . de la gélatine, de l’amidon pour agglutiner.

On utilise cette pâte soit à la forme, soit avec des machines analogues aux machines à papier.

On n’obtient jamais par ce procédé que des cartons minces; les -cartons épais résultent de la compression de cartons minces encore humides superposés. Le nombre des cartons ainsi collés varie suivant d’épaisseur à réaliser.

On obtient aussi les cartons épais par collage (à la colle d’amidon ou de farine) de papiers ou de cartons superposés. Les beaux cartons blancs (bristols) résultent du collage de feuilles de papier, en nombre parfois considérable (10 à 12), suivi d’une compression énergique et du passage • au laminoir. Les cartons communs sont obtenus par collage de cartons minces.

Rien n’empêche de coller du papier blanc sur les faces d’un carton -commun qui sert d’âme; la matière n’est belle que superficiellement.

La pâte de carton sert à mouler les objets en carton pâle ou en papier imâché. On utilise aussi pour cela la pâle mécanique de bois.

Fabrication des cartes a jouer.

Comme exemple de carton, signalons les cartes à jouer.

L’Etat fournit aux fabricants des feuilles de papier blanc filigranes ; dis portent les lettres C I (contributions indirectes) à la place que chaque >carle occupera. Le fabricant les triple d’épaisseur en collant successi-

FABRICATION DU PAPIER

veulent sur leur dos une feuille de papier gris (pour rendre la carte opaque)’, et une feuille de papier de couleur qui forme le dos et s’appelle

tarot. \

L’encollage des feuilles se fait mécaniquement avec les rouleaux d un laminoir qui étale de la colle d’amidon, absolument comme les rouleaux

des presses à imprimer étalent l'encre.

On sèche, on imprime en typographie en couleur; on cylindre, on vernit. Il ne reste plus qu’à découper les cartes, arrondir les coins à l’emporte-pièce, et, si besoin, les dorer comme la tranche des livres.

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APPENDICE II

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