Problème de la photométrie
1° — L'œil détermine avec une précision relativement grande (de l’ordre du centième) X égalité des éclats de deux surfaces de grain identique , de même couleur, placées l'une à côté de V autre.
Toutes les méthodes photométriques se ramènent à cette égalisation.
En général nous ne déterminons l’égalité des éclats de deux surfaces que pour comparer les intensités de deux sources lumineuses St et S2. Elles produisent sur les surfaces des éclairements', nous admettons la proportionnalité entre l’éclairement et l’éclat : égaliser les éclairements se ramène à obtenir l’égalité des éclats.
De l’hypothèse de la conservation de l’énergie résulte une méthode fondamentale pour faire varier les éclairements.
Nous déplaçons les sources de manière que leurs intensités et leurs distances respectives aux surfaces éclairées satisfassent à la relation :
~à~ cos 4 =
Pour être sûrs a priori que les éclairements et les éclats sont proportionnels, nous recevons les rayons sous le même angle moyen iy — 4, et nous regardons les surfaces éclairées sous le même angle moyen.
Il est naturel de choisir l'incidence et l’émission quasi normales.
Nous étudierons d’abord les méthodes qui reposent sur la relation :
Nous supposons dans tout ce chapitre que les sources sont de même teinte; nous reviendrons au chapitre suivant sur les essais de comparaison des sources qui ne sont pas de même teinte.
Quand les sources sont de même teinte et tombent sur des écrans de même teinte, nous pouvons traiter la lumière comme si elle était homogène.
Il n’est pas nécessaire que les surfaces éclairées aient la teinte de la source; toutefois il semble préférable de les prendre blanches (couleur du talc, de la craie,....).
2° — Nous possédons d’autres méthodes pour modifier les éclairements. Les unes reposent sur des lois physiques : nous étudierons les plus simples, renvoyant au troisième volume la démonstration des lois utilisées.
Les autres reposent sur des lois physiologiques; nous renverrons leur étude aux chapitres ultérieurs.-
3° — Puisqu’en définitive toutes les méthodes oculaires se ramènent à la comparaison des éclats de deux surfaces, elles peuvent servir à la comparaison des éclats des deux sources. Il suffit de projeter l’une à côté de l’autre les surfaces à comparer et d’égaliser leurs éclats par un procédé convenable. Nous verrons au § 113 une application de cette méthode.
Photomètres basés sur l’éclairement en raison inverse
du carré de la distance.