HELSINGFORS
actuellement on s'en sert pour avoîr l'heure. Une pendule de Tiède, à interrupteur, placée dans le bâtiment central, à l'abri des brusques variations de température, fait marcher un relais pour les observations méridiennes. Dans une salle, au sud, est installée une lunette brisée faisant fonction de premier vertic^.
L'Observatoire donne chaque jour l'heure au port, qui l'annonce à la ville par un coup de canon.
Dans la traversée d'Helsingfors à Stockholm et pendant un arrêt de quelques heures à Abo, nous avons pu visiter l'observatoire qui fut le théâtre des premiers travaux d'Argelander ; il ne reste plus aujourd'hui de l'ancien observatoire que le nom.
L'Observatoire prend de jouren jour plus d'importance sous l'active et savante direction de M. Gyldén. Un équatorial de 7 pouces d'ouverture et 3°* de distance focale, construit par MM. Repsold, installé depuis peu et destiné spécialement- à la détermination de parallaxes d'étoiles, a été établi dans des conditions exceptionnelles de stabilité ; le pied cylindrique en fonte repose sur un massif en maçonnerie de grandes dimensions, protégé contre les variations de température par une double enveloppe également en maçonnerie. Le tube de la lunette est en laiton. Le micromètre est semblable à celui de l'équatorial de Potsdam ; il a seulement ici un plus grand nombre de (ils, tant sur la plaque des (ils fixes que sur la plaque des (ils mobiles. La lampe d'éclairage est à l'extrémité de l'axe de déclinaison ; un miroir convexe est (îxé sur la face intérieure du flint pour l'éclairage du champ. Les mouvements lents en ascension droite et en déclinaison se font de l'oculaire avec deux manettes qui longent le tube de la lunette, comme dans
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les nouveaux instruments de Repsold. Le tube de la lunette se prolonge au delà de l'objectif par une sorte de manchon destiné à écarter les lumières étrangères. On observe au chronographe. La coupole, de forme cylindrique, comprend une double enveloppe de bois et de toile, celle-ci à Firitérieur; elle tourne sur un chemin de fer mobile semblable à ceux des coupoles de Vienne et de Potsdam, à l'aide d'un mécanisme analogue; l'ouverture des trappes se fait tout le long d'un méridien de la coupole. M. Gyldén a entrepris avec cet équatorial la détermination des parallaxes de dix-huit étoiles, de la soixante et unième du Cygne entre autres; ce travail sera bientôt terminé. Le cercle méridien est un vieil instrument de Reichenbach, avec lunette en laiton à cônes très ouverts, de o™, 1 1 d'ouverture et i"*,6o de distance focale, muni d'un seul cercle divisé mobile dans un deuxième cercle fixe dont on a divisé de minute en minute les quatre degrés placés aux extrémités de deux diamètres perpendiculaires sous les quatre microscopes; c'est sous une autre forme la réalisation des idées d'Hansen. Avec cet arrangement on mesure, à l'aide des microscopes, la distance d'un des traits du limbe fixe à l'un des traits des degrés du cercle mobile, et les lectures ne portent que sur un nombre restreint de divisions que l'on peut, par suite, étudier avec tout le soin désirable. Un cercle creux en laiton, fixé au cube par un de ses diamètres, permet de faire tourner la kmette. On observe au chronographe. Il n'y a ni mires ni
collimateurs; on pointe seulement de temps à autre un point placé à une distance de 5^" sur une colline au sud ; les constantes instrumentales sont toujours déduites des observations mêmes des étoiles ^ les observations nadiraies se font régulièrement; les images sont d'ordinaire excellentes et n'ondulent pas ; l'instryment se retourne ; l'objectif et l'oculaire peuvent être mis à la place l'un de l'autre. On a entrepris avec ce cercle méridien l'ob. sçrvation des étoiles, jusqu'à la 8® grandeur, comprises entre le pôle et 4 5° de distance polaire ; chaque étoile est observée quatre fois dans les deux positions de l'instrument et, pour chaque position, en intervertissant l'objectif et l'oculaire; les étoiles de comparaison sont celles du Catalogue d'Auwers et d'un Catalogue composé par M. Gyldén pour ce but spécial, M. Gyldén a pu déjà conclure le mouvement propre pour un certain nombre de ces étoiles en comparant avec les anciennes observations. Le chronographe est de ^ Theorell, de Stockholm -, il marque les secondes et les cinq secondes. La pendule fondamentale est également de Theorell ; elle est de petites dimensions et enfermée à température et à pression constantes sous la cloche d'une machine pneumatique; elle fonctionne depuis deux ans de la manière la plus satisfaisante.
Notons encore une petite lunette brisée assez puissante pour permettre l'observation de la Polaire dans le jour et avec laquelle M. Gyldén fait des observations du
Soleil; une lunette analogue sera installée plus tard pour les déclinaisons. M. Gyldén pense qu'avec des instruments de faibles dimensions on peut déterminer Téquinoxe et l'obliquité avec plus de précision qu'avec les grands instruments.
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