OBSERVATOIRE DE L'UNIVERSITÉ
Oxford possède deux Observatoires, celui de Radclifle et celui de l'Université. Quoique de création récente, l'Observatoire de l'Université, que dirige M. Pritchard, est en pleine activité. Cet établissement possède : un beau télescope à miroir métallique de i3 pouces de diamètre et lo pieds de distance focale, avec mouvement d'horlogerie, donné par M. Warren de la Rue ; un équatorial de Grubb, de 12 pouces d'ouverture, d'une construction semblable à celle de l'équatorial de Dun-Echt, muni de deux chercheurs, dont un de 4 pouces et l'autre de 2 pouces; un deuxième télescope, non encore monté, qui est aussi un don de M. de la Rue; une lunette méridienne pour la détermination de l'heure; un grand spectroscope de Grubb, à quatre, huit ou douze prismes. Le télescope a surtout servi à faire des photographies de la Lune, en vue de la libration; les mesures sont faites en partie et les réductions commencées. Avec le même
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instrument et un micromètre imaginé par M. Pritchard et construit par Grubb, remplaçant avantageusement rhéliomètre dans les mesures des grandes distances, on a déterminé les positions relatives des étoiles du groupe Messier 89, du Cygne, et du groupe des Pléiades.
Un premier fascicule publié par l'Observatoire con tien t des observations faites de iSjS à 1877 sur les satellites de Saturne, les étoiles doubles et plusieurs comètes.
M. Pritchard est assisté de MM. Ed. Plummer et Ch. Jenkins; ce dernier s'occupe plus particulièrement d'Astronomie physique.
L'Observatoire comprend des salles pour la Photographie, la bibliothèque et les Cours publics, et dispose d'une terrasse sur laquelle sont installés les instruments météorologiques et divers instruments d'Astronomie à l'usage des étudiants.
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OXFOHD.
(OBSERVATOIRE RADGLIFFE.)
L'Observatoire est dirigé, depuis la mort de R. Main, par M. Slone, précédemment directeur de l'Observatoire du Cap, autrefois premier assistant à Greenwich. On y voit un cercle méridien de 4 pouces environ, un héliomètre de 7,5 pouces de Merz, construit en 1848, employé à la mesure d'étoiles doubles, un équatorialde 7 pouces installé en plein air, pouvant être utilisé comme chercheur, et plusieurs autres instruments hors d'usage, tels que deux quarts de cercle placés sur les deux faces d'une même pierre pour les observations au nord et au sud, semblables à ceux de Lalande, une vieille lunette de passages et une lunette fixe permettant d'observer y Dragon en vue du coefficient de l'aberration.
Le cercle méridien est muni de deux cercles divisés de 5' en 5', un pour le calage, divisé sur la tranche, l'autre divisé sur le limbe et lu par un système de quatre microscopes établis sur le pilier pour les mesures ; deux
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microscopes auxiliaires permettent d'éludierles divisions. L'instrument ne se retourne pas ; il n'y a pas de niveau ; deux collimateurs sont installés sur des piliers; il n'y a pas de mire. Le micromètre a un fil mobile pour la déclinaison ; la vis d'ascension droite déplace l'ensemble des fils verticaux. Jusque dans ces derniers temps il y avait une différence systématique entre le point nadir déterminé directement et le même point déduit des observations des étoiles par réflexion. A son arrivée, M. Stone fit examiner et consolider par de nouvelles vis les diverses parties de l'instrument, et l'objectif fut fixé avec plus de précaution dans son bfiflrillet; la différence se trouve aujourd'hui réduite à une très faible quantité.
Ce cercle est employé à des observations régulières de la Lune ; on y fera avant peu des observations d'étoiles déjà observées au Cap par M. Stone, en vue de la réfraction.
L'Observatoire possède une installation météorologique complétée dernièrement par l'acquisition d'enregistreurs photographiques pour thermomètre et baromètre, analogues à ceux de Kew.
M. Stone met la dernière main à une œuvre considérable devant paraître bientôt : c'est le Catalogi^g de douze mille quatre cents étoiles, de la i'® à la 7® grandeur, observées au Cap. Les positions déduites pour chaque étoile d'un grand nombre d'observations ont été comparées à celles de Lacaille et de Brisbanc, ce qui a permis
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d'obtenir le mouvement propre pour un grand nombre d'entre elles.
M. Slone publiera aussi dans quelque temps le Catalogue des étoiles observées sous son prédécesseur, de 1862 à 1870.
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