EALING
par des fers croisés, et qui, recouvertes de toile, constituent le tube du télescope. Ce tube est fixé sur l'axe de déclinaison, dans le voisinage du miroir; l'équilibre est réalisé par des contre-poids placés au-dessous de la boîte du miroir. L'instrument est muni de cercles divisés; il y a des mouvements lents pour les deux coordonnées. L'axe horaire pivote dans une boîte contenant du mercure, dont la poussée tend à rendre le mouvement de rotation plus facile. La cabane du télescope est une construction légère en bois, recouverte de feuilles en tôle de fer; c'est une maisonnette de forme carrée, dont la toiture plane glisse dans le sens de la plus grande longueur, et sur la face antérieure et inclinée de laquelle peut se déplacer à volonté, monter ou descendre, au gré de l'observateur, une plate-forme qui le maintient à la hauteur de l'oculaire. La cabane tourne sur elle-même autour de son centre, celui de l'instrument, sur des rails circulaires, de manière à recouvrir le télescope dans toutes ses positions; avec la cabane tournent naturellement la plate-forme et l'observateur. Toutefois, le télescope a encore assez de liberté de mouvement dans la cabane pour qu'on puisse se dispenser de la mouvoir pendant deux heures de temps. En définitive, c'est, avec de moins grandes dimensions, la maison du grand télescope de l'Observatoire de Paris qui tournerait sur elle-même au lieu de s'éloigner vers le nord, dont le toit serait mobile du nord au sud, tandis que le long de la face sud inclinée glis-
EALING. l33
serait une plate-forme équilibrée par des poids et mise en mouvement par l'observateur même en azimut et en hauteur. La disposition adoptée à Ealing est commode et peu coûteuse; elle supprime l'escalier et place le télescope à Tabri du vent dans la plupart des cas ; elle devra être prise en considération dans l'avenir pour la construction des cabanes des grands réflecteurs, si l'on doit continuer à en faire de plus puissants que ceux que l'on possède déjà. M. Common a déjà beaucoup produit avec cet instrument; il a fait de belles photographies, dont nous avons eu les clichés sous les yeux, de la Lune, de Mars, de Jupiter, de ses satellites et des ombres de ces satellites, de Saturne et de son anneau, avec tous les détails nettement reproduits, de Sirius, et. une très intéressante photographie des Pléiades, où l'on voit à côté d'Alcyone un groupe de trois petites étoiles très distinctes, dont une de 9® grandeur.
L'instrument peut recevoir un micromètre de position de Browning; on peut obtenir les fils brillants. Ce micromètre se déplace tout autour du tube, pour la commodité des observations. M. Common a été le premier, croyons-nous, à revoir les satellites de Mars lors de leur réapparition, en 1879, et à en faire des mesures. M. Common a encore fait des observations des satellites de Saturne, de Mimas entre autres, des mesures de nébuleuses, et en a découvert plusieurs.
iSA TILSK HILL.
TULSE HILL