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GAUTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-UBRAIRE

DU BUREAU DES LONGITUDES, DE l'ÉCOLE POLYTECHNIQUE,

SUCCESSEUR DE MALLET-BâCHELIEK, Quai des Augustins, 55.

( Tous droits réserves. }

trouvées ainsi un peu augmentées, mais les avantages de cette heureuse disposition compensent et au delà ces inconvénients. Les parties métalliques de ces coupoles sont soigneusement reliées à un paratonnerre; des robinets d'arrosage ont été établis pour les jours de trop forte chaleur. Des terrasses permettent de circulef tout autour. Le second bâtiment, placé au nord-ouest, consiste en une grande construction de forme carrée, dans l'intérieur de laquelle s'élève une tour terminée par une coupole destinée à recevoir un équatorial de i8 pouces d'ouverture. Trois voûtes successives en maçonnerie reposent sur les murs de cette tour et détachent, aurez-de-chaussée, une première grande salle qui servira de vestibule et de salle d'attente, et au-dessus une pièce pour la pendule fondamentale. Le pied de l'instrument reposera sur la deuxième voûte, la troisième devant uniquement servir à compléter l'isolement de la pendule. Dans l'espace dont on dispose entre la tour et les murs extérieurs, seront installés la bibliothèque, un cabinet de travail et une salle pour les Cours. La coupole, de forme sphérique, a 12™ de diamètre; sa construction diffère peu de celle des deux autres. Elle est recouverte comme elles d'une double enveloppe, et l'ouverture des trappes s'étend de même de part et d'autre du zénith, tout le long d'un méridien ; sa largeur est de i", 80. Il y a seulement ici deux trappes au lieu d'une seule, allant chacune d'un bout à l'autre de l'ouverture et formant un système de deux demi-trappos qui se rejoignent au milieu de la fente; un

mécanisme semblable à celui de la coupole du petit équatorial les met en mouvement. La coupole roule sur un chemin de fer fixe au moyen de douze galets de I™ de diamètre liés à la base. Un mécanisme particulier, agissant par l'action de poids, fera tourner- la coupole dans un sens ou dans l'autre, au gré de Tobservateur et sans l'intervention d'aucun assistant. Une galerie intérieure a été ménagée à la hauteur de la base de la coupole. Sur la terrasse extérieure, dont le niveau est le même que celui du plancher, est installé un chemin de fer circulaire à l'usage du chercheur de comètes.

Les nouveaux instruments, le cercle méridien, l'équatorial et l'altazimut, ont été fournis par MM. Repsold, qui ont eu à réaliser dans leur construction et sur bien des points les idées de M. Winnecke.

La lunette du cercle méridien a 6 pouces d'ouverture; le tube et l'axe sont en laiton; l'objectif et l'oculaire peuvent être changés et mis à la place l'un de l'autre : ce serait là le moyen le plus sûr d'éliminer les effets de la flexion. D'ailleurs, dans tous les cas, les tubes de laiton seraient en général plus homogènes que les tubes de fonte, et l'on serait plus en droit d'admettre que les flexions qui se produisent de part et d'autre et à égale distance du zénith sont égales ('). Les tourillons en

(') L'ingénieux appareil ima[;iné par M. Lœwy permet de résoudre complètement toutes les questions relatives à la flexion. Un Mémoire qu'il u rédi{ré sur ce sujet, en collaboration avec M. Périjjaud, contiendra les résultats des déterminations faites au grand cercle méridien de l'Observatoire de Paris.

lO STRASBOURG.

acier sont creux; dans l'un d'eux est un objectif de 3 pouces, au foyer duquel on place, dans l'autre tourillon, un point fixe que l'on vise à l'aide des collimateurs estouest, pour l'étude des tourillons et des variations de l'inclinaison- de l'axe. Les coussinets sont placés au centre des faces de deux tambours en fonte, d'un diamètre un peu moindre que celui des cercles, et qui reposent sur les piliers en maçonnerie. L'instrument est muni de deux cercles divisés, de 0^,70 de diamètre environ, lus par huit microscopes, quatre sur chaque tambour. Des deux cercles, l'un est divisé de 2' en 2', l'autre de degré en degré seulement, sauf pour quatre degrés situés aux extrémités de deux diamètres perpendiculaires, qui sont divisés de 2' en 2'. Cette disposition a pour but de diminuer le travail si pénible des erreurs de division, erreurs souvent variables avec les observateurs, et de limiter cette étude à un petit nombre de traits, sur lesquels, dès lors, on peut porter toute son attention, de façon à déterminer les corrections avec tout le soin désirable. Le second cercle est mobile autour de l'axe de la lunette, et l'on peut toujours s'arranger de manière que pour l'observation d'un astre quelconque les quatre degrés divisés se trouvent sous les microscopes et qu'en passant ensuite de cette position à celle qui correspond au nadir on puisse pointer des divisions entières de degré. Dans ces conditions il suffira de connaître les erreurs de division de ce second cercle. Indépendamment des collimateurs, M. Winnccke a fait établir deux mires

nord et sud à i5o" de rinslrument; mais il n'y aura pas d'objectif de mire : une petite lentille, placée en avant de l'oculaire et commandée par un bouton, permettra de viser directement les deux mires. Les piliers des objectifs de mire sont soumis aux mêmes causes de variation que l'instrument dans le voisinage duquel ils sont placés, et il est sans doute préférable de prendre comme ligne de repère la droite qui joint les deux mires; on a d'ailleurs eu soin d'enfoncer les piliers qui les portent en partie dans le sol et de recouvrir les mires elles-mêmes de doubles enveloppes en bois, afin de les soustraire aux brusques variations de température. Le calage de la lunette se fait avec un frein analogue à ceux employés dans les équatoriaux pour la déclinaison. Deux cercles légers en cuivre, fixés sur l'axe, près du cube, servent à faire tourner l'instrument. Deuxlampes à pétrole, distantes de i",5o des tourillons, éclairent les divisions des cercles et le champ de la lunette; pour ce dernier éclairage, la lumière est renvoyée par un prisme sur un petit miroir convexe collé sur la face intérieure du flint, qui la réfléchit vers l'oculaire. Cet éclairage serait plus uniforme que celui que l'on emploie d'ordinaire. On n'a pas les fils éclairés sur champ obscur.

L'altazimut est un des plus grands instruments de ce genre; la lunette, de 5 pouces d'ouverture et 5 pieds de distance focale, est placée à l'extrémité de l'axe horizontal. Les cercles horizontal et vertical ont 24 pouces de diamètre ; ils sont divisés de 2' en 2' et lus, le premier par

quatre microscopes, le second par deux. Le cercle vertical sera rarement employé à des mesures directes; il servira le plus souvent à contrôler les observations. Un niveau placé contre le tube permettra de remettre la lunette à la même hauteur, pour des observations à des hauteurs correspondantes. Un second niveau est à poste fixe sur l'axe. L'instrument se retourne avec rapidité au moyen d'un appareil placé dans le pied. Les constructeurs ont d'ailleurs apporté une attention particulière à l'équilibre de la lunette et cherché à supprimer toute flexion de l'axe dans les limites du possible ( ' ). Un bain de mercure, mobile autour du pied, permet de faire des observations de nadir dans les divers azimuts. Une lanterne placée audessus de l'instrument éclaire le champ de la lunette, les fils du micromètre, les divers microscopes, et, au moyen de deux lentilles fixées dans la paroi de la lanterne, deux mires nord et sud placées chacune à 1 5o™ de distance. Cet altazimut peut remplir les fonctions de premier vertical et être employé à toutes les déterminations qu'un pareil instrument comporte; il peut servir à faire des observations de la Lune, de petites planètes et d'étoiles voisines en vue de la détermination de la parallaxe, des observations de comètes. M. Winnecke pense l'utiliser plus particulièrement pour la mesure des déclinaisons d'étoiles circompolaires par les observations en azimut de

( * ) Le principe de la dispusition adoptée a été longuement exposé pur A. et G. Repsold, à l'occasion de l'équatorial de Gotha, dans le n° liOO des Astronomische Nachrichten, en i863.

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leurs plus grandes élongations, dans les deux, positions de rinstrument. On éliminera ainsi les effets de la réfraction, et il sera intéressant de comparer les résultats obtenus de cette manière avec ceux fournis directement par les observations méridiennes.

Le grand équatorial de i8 pouces d'ouverture présente dans sa construction des dispositions qui sont en général peu différentes de celles du i4 pouces de Poulkova, dont la monture vient d'être renouvelée tout récemment et dont nous parlerons au sujet de Hambourg.

l4 MUNICH.

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