‹ Visite a l'exposition universelle de Paris, en 1855Chapitre 51 sur 135 · ARTE · texte numérisé non relu

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une organisation beaucoup supérieure à celle dont l’Angle-

terre avait donné l'exemple en 1851. | La carrosserie de Bruxelles a une ancienne réputation à soutenir ; aussi est-elleentrée en lice avec ses meilleurs fabricants. Les machines et les produits de l’agriculture tiennent, les

-uns et les autres, un rang honorable ; les machines industrielles

et le matériel des chemins de fer couronnent dignement le contingent belge.

Peut-être devrait-on regretter que nos voisins si riches en produits naturels, en churboëe: en minerais de fer, de zinc,

de plomb, aient, jusqu’à un certain point, négligé cette partie

de leur exposition ; ils n'ont pas donné non plus une idée saisissante de leur production métallurgique. Il y a, sans doute, des expositions de fonte d’un grain et d’une couleur parfaites, des fers dont la nervure ne laisse rien à désirer. Le jury saura sans aucun doute apprécier ces qualités ; mais, pour le public, celte partie de l'exposition belge est tout à fait insuffisante: Seraingseul offre une pièce forgée quiattirera l'attention générale.

En résumé, l'exposition belge, qui compte 700 exposants, a un caractère très-sérieux ; elle est éminemment commerciale. Malgré leslacunes qu’elle présente, on peut, aprèsl’avoir visitée, se faire une assez juste idée des échanges que toutes les nations pourraient utilement faire avec la Belgique, pour peu que l’on énumère avec soin les prix indiqués sur la plupart des produits.

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