‹ Visite a l'exposition universelle de Paris, en 1855Chapitre 71 sur 135 · LES · texte numérisé non relu

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tement avec la vigueur de ton de la nature de ces climats orientaux.

Nous voyons aussi de belles étoffes de soie, rouges ou blanches, lamées d’or et d’argent, légères et transparentes, qui décèlent une fabrication assez avancée.

Des instruments de musique de toutes sortes, des armes damasquinées et une profusion de tuyaux de pipes, décorés en or, en argent, en nacre et paille, des tasses à café dans des porte-tasses en filigranes d’argent, et de petites tables en ébène avec incrustations de nacre et d'argent , sur lesquelles les femmes turques, assises sur ces beaux tapis que nous avons vus, prennent leur café, sont les objets les plus originaux de ce peuple conquérant si vite abâlardi, qui faisait trembler l'Europe il y a deux cents ans et qu'on est obligé de défendre maintenant.

Feti Hannet a envoyé des produits très-remarquables , comme forme, de sa fabrique de porcelaines d’Indjer-Kene.

Nous avons remarqué des portraits photographiés d'Omer- Pacha et de ses aides de camp, et la photographie d’un mo-

-nument projeté par M. Bilezikdji, architecte, en mémoire de

la promulgation du tanzimat et de l'alliance de la France, de l’Angleterre et de la Turquie.

Nous ne devons pas sortir du quartier oriental du Palais de l'Industrie , sans féliciter l'architecte qui a su si bien harmonier la décoration des vitrines avec les pays dont elle devaient renfermer les produits.

Toutes ces expositions orientales sont uniquement composées d'objets de luxe; ces nations se personnifient encore dans une classe riche et supérieure par la naissance ; la masse du peuple disparaît; on ne travaille pas pour lui, ou ce qu’on fait ne vaut pas la peine d'être montré.

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