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Visite à la maison de Victor Hugo

U^ appel de Jules Glaretie. - Le néant de la gloire. — Une souscription. — Qui doit commencer?

Besancon, « vieille ville espagnole >>, est très fière d'avoir donné le jour à Victor Hugo dont la statue se dresse aujourdhui sur la Place Granvelle Mais la maison natale du poète est menacée, 'parait il, de tomber entre des mains Srangèrès:peutétre même d'être démolie pour faire ?lace à « une maisou de rapport » cornme il advint à l'immeuble où le grand poète rendit

^^CrareUe"^ aul^avec Lockroy, alla à Besançon inau-urer le monument de Victor Hugo, évoque le souvenir de ces fêtes et nous raconte, chemin faisant, une anecdote bien suggestive :

Le lendemain de l'inauguration nous allions visiter la maison où est né Victor «"f -, L\i«"^P^ éiaii luiii oVi, cherchant ce logis — bien ^^£ a^.i^es avant ces fêtes - et demandant à un facteur s il connaissait la maison natale de Victor Hug.. je receva?s après une minute de recueillement, de la part du porteur de missives, cette réponse stupéfiante mais

"^'^^SrHugo-?... Attendez donc!. Victor Hago7... Il doit loger en garni! Sans cela je le connaîtrais. »

Et rescalier qui mène à la chambre ou le poète est ne, cette chambre, la cour qui fait songer à quelque pàtio de casa espagnole, tout le logis, nous lin erro- ?eâmes, évoquant le passé et regrettant de n avoir pas emporté un appareil photographique. Les cartes postales m'en consoleraient sans doute aujourd nui

Mais Edouard Lockroy et les heriUers de ^ ictor Hugo apprendront sans doute avec tristesse que cette maison historique va être vendue. Inde nos lecteurs, qui a écrit sur Courbet des pages remarquables m en avertit, poussant le cri d'alarme de 1 erudit et du Franc-Comtois : « Vousvousrappelez, me dit M. Léger, cet immeuble daspect assez sévère avec ses grandes fenêtres. Le chef de bataïUon Hugo et sa femme logeaient au premier étage, et c'est là que le petit Victor Hugo vint au monde. Cette maison ne devraitelle pas être propriété nationale, acquise par la b rance et non pas vendue pour satisfaire la fantaisie d un milliardaire américain, comme on suppose. Les Comtois, si fiers de leur grand poète, ne devraient-ils pas avoir aussi leur musée Victor-Hugo?

11 est à souhaiter, en effet, qu'une souscription nationale soit ouverte pour assurer l'acquisition de la maison natale du poète. Mais nous voudrions voir ligurer aussi en tête de la première liste les noms des Bisontins et des descendants

de Victor Hugo, qu'il n'a pas laissés, dit-on, dans 'a misère.

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