SUR L'ESCALIER DU SECOND AU TROISIÈME ÉTAGE
Sur les murs du second au troisième étage sont disposées quelques-unes des charges publiées sur ^'ictor Hugo et sur l'époque romantique. Signalons-en une de Pilotell qui est très rare, et qui fut saisie, celle qui représente l'Institut de France
74 LA MAISON DE VICKJll IIK.U
avec tous les personnages célèbres du temps, sous des formes et dans des attitudes amusantes, Victor Hugo les dominant sur un rocher.
Au-dessus, une charge de Victor Hugo, par Prospcr ^Mérimée; puis le fameux panthéon de Nadar avec la foule des célébrités, formant un long ruban tortueux et conduite par Victor Hugo.
Sur le palier du second au troisième :
Le dessin de J.-P. Laurexs, "Waterloo, est un des dramatiques épisodes des Misérables :
« Les combattants avaient autour d'eux comme un fourmillement de spectres, des silhouettes d'hommes à cheval, le prolil noir des canons, le ciel ])lanc aperçu à travers les roues et les affûts; la colossale tète de mort que les héros entrevoient toujours clans la fumée, au fond de la bataille, s'avançait sur eux et les regardait. »
A côté :
Un dessin de Jean-Paul Laurens, L'Ange-Liberté, de la Fin de Satan.
Au-dessous et au centre :
Le Parisien du faubourg, de Decamps. Le fusil à la main.
Il se lève formidable, Abordant l'inabordable.
Prenant dans ses poings le feu, Sonnant 1 heure solennelle, Ayant l'homme sous son aile Kt dans sa prunelle Dieu!
[Les Quatre Vents de l'esprit.)
Doux grisailles de (laston et do Lucien Mi';Lixt;i i: : Don César de Bazan (de Ruj- Bios) et Alphonse d'Esté (de Luci-r<c lior<fia)\ rôles joués par Mélingue, le père des deux artistes.
A gauche :
La Chute de Satan, «le Jean-Paul Laurens.
11 tombait foudroyé, morne, silencieux,
Triste, la bouche ouverte et les pieds vers les cieux,
L'horreur du goulfre empreinte à sa face livide.
{La Fin de Satan.)
Claude Gueux, de Steinlen.
« Cette tête de l'homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la, arrosez-la, tecondez-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la; vous n'aurez pas besoin de la couper. »
A droite :
Nemrod, de Rochegrosse.
Nenn'od était profond comme leau Nagaîn ',
Son arc avait été fait par TubaKaïn,
Et douze jougs de bœuf 1 eussent pu tendre à peine;
Il entendait marcher la fourmi dans la plaine;
Chacune de ses mains, affreux poignets de fer,
Avait pareils à des gonds six doigts de l'enfer;
Ses cheveux se mêlaient aux nuages sublimes;
Son cor prodigieux qui sonnait sur les cimes
Etait fait d'une dent des antiques mammons
Et ses flèches perçaient de part en part les monts.
[La Fin de Satan.)