‹ Visite à la maison de Victor HugoChapitre 32 sur 35 · MES DEUX FILLES · texte numérisé non relu

MES DEUX FILLES

Dans le frais clair-obscur du soir charmant qui tombe,

L'une pareille au cygne et l'autre à la rolombe,

Belles, et toutes deux joyeuses, ô domeur!

Voyez, la grande sœur et la petite sœur

Sont assises au seuil du jardin, et sur elles

L'n bouquet d'œillets blancs aux longues tiges frêles,

Dans une urne «le marbre agité parle vent,

Se penche, et les regarde, immobile et vivant,

Kt frissonne dans l'ombre, et semble, au bord du vase.

Un vol de papillons arrêté dans l'extase.

(Les Contciiiplatious.^ Sur le même panneau :

Une précieuse miniature île Victor Hugo à Tàge de vin^^tquatro ou vingt-cinq ans.

Sophie Trebuchet, la mère de Victor Hugo. La seule image qui reste d'elle. (Don de M"" Colombe- née Trebuchet.)

Je vous dirai peut-être quelque jour

Quel lait pur, que de soins, que de vieux, que d'amour Prodigués pour ma vie en naissant condamnée, M'ont fait deux fois l'enfant de ma mère obstinée, Ange qui sur trois (ils attachés à ses pas Epandait son amour et ne mesurait pas.

[Feuilles d'.li(tonine.^

J'eus dans ma blonde enfance, hélas! trop éphémère, Trois maîtres : un jardin, un vieux prêtre et ma mère.

Le prêtre, tout nourri de Tacite cl d llomtre, Etait un doux vieillard. Ma mère — était ma mèi'e 1

« Vous n'avez pas connu ma noble et admirable mère. Vous ignorez tout ce que j ai perdu, mais vous ne pouvez rien imaginer qui ne soit au-dessous de la vérité. »

Lettre à Jules de Rességuier, à Toulouse.

1 novembre 1821.

( ( 'orrespondiiner.)

Sur 1(^ panneau près de la cheminée le Portrait de M™" "Victor Hugo, i»ar Louis HouLANcvKn. Elle avait environ trente-cinq ans. C'était l'époque où elle était dans celte même maison de la Place Royale et où elle recevait tous les hommes illustres, dans tout l'éclat de sa grûce et de sa jeunesse. C'était l'époque où Victor Hugo grandissait encore dans sa gloire.

A gauche, deux portraits, celui de M. Foucher et celui de M'"" Foucher, père et mère de M"""" Victor Hugo ; à droite, un portrait de M"^ Victor Hugo à l'âge de vingt-quatre ou vingtcinq ans, et au-dessous une charge de Paul Foucher par Eugène Delacroix (i832).

Sur le panneau de droite près de la cheminée : une vituink renfermant les habits de pair de France, de membre de l'Acadé-

Victor liug-o à vingl-quatre ans. (Miniature).

mie française et le caban du Siège de 1870-1871, une casquette avec cette inscription de la main de Victor Hugo :

Puisque vous y tenez, j'écris ici que cette casquette est celle avec lafjuelle j'ai quitté Paris après le coup d'Etat, dans la nuit du 11 au 12 décembre 1851.

Donné à Jersey, le 22 octobre 18cj3.

— Ffès de la vitrine, le moulage de la tête de Victor Hugo mort, pris par un ouvrier de Dalou, M. Berteaux. Le moulage

a servi jiu sculpteur pour sa belle œuvre exposée au premier étage. Gest un document d'une grande valeur historique.

A côté de la vitrine un dessin fort curieux de A'ictor Hugo, le dessin de son blason avec toutes les indications écrites de sa main et disposées de la façon suivante :

Panache simple

(vert) :

Argent.

Sahle.

D azur nu chef d'argent

chargé de deux merlettes de sables.

Couronne de comte :

l'^'" carton : azur épée et étoile

argent.

2'' carton : gueules

Pont or maçonné et ombré de sable.

3^ carton : gueules

couronne murale ou maçonnée de sable.

4e carton : azur

cheval argent.

Terre sinjple.

Manteau de pair azur doublé d'hermine.

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