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XIV. — Poinçons

Les vitrines nos 58, 59, 64, 65, 68, 69, sont consacrées à renfermer divers spécimens de gravure en relief et en creux exécutés par Jean et Jacques-Antoine Dassier, Yntoine Bovy et quelques autres.

Le poinçon était un morceau de fer gravé en relief et fortement trempé ; on l’enfonçait à coups de balancier dans un second morceau de fer qui offrait alors la gravure en creux. Yprès l’avoir retouché si besoin était, on le trempait à soii tour et il devenait ainsi le coin, ou matrice, employé pour obtenir la médaille.

Aujourd’hui la technique de la médaille est modifiée; la plupart du temps elle ne procède plus de l’art de la gravure, mais de celui du modelage. L’artiste commence par modeler en cire et à une forte échelle la médaille qu’il désire exécuter et, après l’avoir amenée au point voulu, il coule le modelage en bronze et le retouche au burin si cela est nécessaire,

Cette pièce est alors amenée au module désiré sur fer, par le moyen d’une machine fort ingénieuse et automatique appelée le tour à réduire. Le poinçon ainsi obtenu est alors trempé, puis enfoncé comme dans l’ancien procédé, pour obtenir la matrice.

Le modelage et la réduction ont permis à un grand nombre d’artistes d’exécuter des médailles, ce qui n’était pas le cas lorsqu’il s’agissait de tout faire au burin. Cette nouvelle technique a de plus l’avantage de donner à la médaille moins de sécheresse dans les lignes, plus de fondu dans les parties accessoires, et, sous ce rapport, les œuvres produites se rapprochent parfois des belles fontes de la Renaissance. Mais pour les monnaies destinées à supporter une forte usure, on regrette parfois l’ancien procédé.

XV. — Spécimens de médailles de la Renaissance, fondues en Italie, en France et en Suisse.

Dans les vitrines horizontales, nos 109 et 1 10, on trouvera quelques spécimens de médailles exécutées aux xve et xvie siècles, et quelques-unes des plus récentes du xviie siècle. Voici le nom des artistes dont les œuvres sont exposées; Pisaxello (1380-1451), nos 5073, 5077 et 5084; Math, de Pasti (1420-1490), nos 5076 et 5096; Jean delle Corxiole (1452-1498), n° 5085; Jean de Saixt-Briest et

Nicolas Le Clerc (1500), n° 5099; Le Caradosso (1445-1527), n° 5090 ; Jean Zacchi (commencement du xvie siècle), n° 5082; Sperandio (1447-1528), n° 5098; J. -J. Stampfer (1505-1579), nos 5117, 5118, 5119, 5121, 5122; Guillaume Dupré (1574-1647), nos 5067, 5068, 5100, 5095, 5109, 5115.

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