‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 225 sur 348 · MISSION DE L'ANNONCIATION DE MARCHAND · texte numérisé non relu

MISSION DE L'ANNONCIATION DE MARCHAND

La mission de l’Annonciation comprend presque tout ie canton de Marchand. Son histoire est intimement liée à celle du Nominingue. Le premier colon arriva dans l’année 1889 et dès 1881, plusieurs autres vinrent le rejoindre. Ils s'établirent non loin de la grande ferme du Milieu, et, de temps à autre, le bon curé Labelle venait les encourager. La famille Chartrand et la famille Boileau furent les fondateurs de cette nouvelle paroisse. Dans le principe, le Rév. M. Laporte, alors curé de la Chûte-aux- Iroquois, venait les visiter, puis, lorsque les PP. jésuites reçurent la conduite des missions du Nord, le Père Raynel les visita à son tour. Lorsque le Nominingue fut fondé, le Père Martineau venait à l’Annonciation tous les quinze jours pour les offices du dimanche. Plus tard, le Père Etienne Proulx étant venu partager ses travaux, fut charge spécialement de l’Annonciation.

La première sépulture fut celle de Mme Boileau, mère de M. Dosithée Boileau, elle eut lieu dans le cours de juillet 1882 ; mais comme les registres de la mission n’existaient point encore, il n’en est pas fait mention. Le 7 octobre de la même année 1882, eut lieu le second enterrement, Wilfrid Lachaîne, âgé de 10 ans.

Le 9 octobre 1882, eut lieu le premier baptême : Marie-Anne Paquette, fille de Joseph Paquette et de Emma Lajeunesse.

Le 27 juillet 1884, eut lieu le premier mariage entre Dosithée Boileau, fils, et Clara Chartier dit Nobert.

En septembre 1887, le père Santerre succéda au père Proulx dans la desserte de la mission, le Rév. père Lemire y passa quelques jours en 1888. Le Père Mouvet le remplaça dans le cours d'avril 1888. L’année suivante le Père Jos. Grenier prit la direction de la mission et y déploya un zèle et une activité extraordinaires. Enfin le Père Lefebvre, le Père Primeau et le Père Delay

s’y succédèrent jusqu’en septembre 1891. Le Père O. Neauit est resté seul au Nominingue, et a continué à desservir la mission jusqu’à la fin d’octobre 1891. Ace moment les RR. chanoines réguliers ayant pris la place des RR. PP. jésuites, ont desservi la mission jusqu’à aujourd’hui.

Le développement de la mission de l’Annonciation est- plus rapide et plus considérable que celui du Nominingue.

En effet, on comptait dans cette mission :

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En 1893 on compte 727 âmes dont 416 communiants.

L'augmentation continue encore dans le cours de 1806 ; elle est en outre très sensible dans les missions environnantes des cantons Lynch, Mousseau et Turgeon qui, plus tard, deviendront autant de paroisses distinctes.

La chapelle construite en 1884, sur un terrain donné par M. Dosithée Boileau, près des lots de la corporation épiscopale est, on le devine, devenue absolument insuffisante, aussi, l’année dernière, les paroissiens ont-ils décidé de construire une église, une sacristie et un presbytère.* Toutes ces constructions seront en bois, la pauvreté des colons ne leur permettant pas de faire ces bâtisses considérables en pierre ; on espère que dans le cours de 1897 ces divers édifices pourront être terminés, et que dans le même temps une résidence sera donnée à la paroisse devenue maintenant trop populeuse pour rester désormais sans prêtre.

Il n’y a encore qu’une école pour toute la paroisse ; elle est

* Un petit presbytère existe ; c'est une bicoque qui date de 1886,

dirigée par une maîtresse laïque ; on a l’espoir que, plus tard, les üames Sainte-Croix pourront y fonder une succursale.

En résumé, la mission de l'Annonciation, quoique la moins favorisée à tout point de vue, paraît devoir être dans l’avenir une des plus belles paroisses du nord,

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