‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 226 sur 348 · MISSION DE L’ASCENSION · texte numérisé non relu

MISSION DE L’ASCENSION

Il y a peu de choses à dire sur cette mission ; elle n’est qu’à ses débuts. Ce n’est que depuis deux ans environ que le mouvement de colonisation s’accentue dans cette direction. Elle comprend pour le moment les cantons Lynch et Mousseau dans le comté Montcalm ; il y a une chapelle construite déjà par les soins de Mgr. Labelle ; le terrain est fort beau dans cette partie du nord, mais le manque absolu de chemin était l'obstacle sérieux au développement de la colonisation.

Le missionnaire va à la chapelle à peu près deux fois par mois. La population comprend environ 15 familles formant environ 80 âmes. Espérons que le gouvernement fera des efforts sérieux pour donner aux colons les facilités de communications indispensable.”

Ici finissent jusqu’à nouvel ordre, les missions organisées.

Du lac Nominingue à la rivière la Lièvre il n’y a que deux cantons à traverser, les cantons de Montigny et de la Kiamika. Un chemin de colonisation, le chemin Chapleau, part de Labeile et se continue jusqu’à la Lièvre. Déjà toutes les terres, sur le bord du chemin, sont prises. On attend avec impatience que la voie ferrée de Montréal et Occidental, qui s'arrête actuellement à la chûte aux Iroquois, soit prolongée par la Kiamika jusqu’à Maniwaki, où elle se raccordera au chemin de fer de la Gatineau, lequel conduit à Ottawa. Alors toute cette vaste région boisée, qui est en général fertile, et dont le climat n’est pas trop rigoureux, sera promptement occupée et livrée à la culture. Comme nous le disions, au commencement de ce paragraphe sur le nord, il y a là amplement de la place pour une vingtaine de paroisses.

Maintenant si l’on nous demande quel est l'avenir de l’immense territoire désert et apparence fertile qui s'étend au nord,

jusqu’à la hauteur des terres et au delà, nous demeurons perplexes. Actuellement ce territoire semble incultivable, à cause des gelées tardives. Néanmoins, l'expérience nous enseigne que les déboisements changent fréquemment le climat d’un pays. Maints cantons dans la province de Québec ont d’abord semblé incultivables qui sont aujourd’hui riches et peuplés. (Cette question, d’une importance capitale, puisqu'il s'agit d’un territoire immense, sera sans doute résolue dans peu d'années. Si la résolution est satisfaisante, on peut dire sans exagération que la race canadienne aura de l’espace réservé à elle exclusivement, pour doubler en nombre et pour s'établir à tout jamais dans un château for inexpugnable, à l'abri des entreprises de ces nombreux ennemis.

Nous terminons ce chapitre par le tableau de la population du aiocèse d'Ottawa d’après le recensement de 1891.

Canadiens- Irlandais Total P . Population.

à : | : ; : : : rotestants.

franais. catholiques. catholiques. totale, 05,732 32,164 127,896 78,484 206, 380

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