‹ Visite pastorale de Mgr. J. Thomas Duhamel dans le haut de l'Ottawa [microforme]Chapitre 55 sur 348 · NOTRE-DAME DE GRACE DE HULL · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DE GRACE DE HULL

Nous avons raconté l'origine de la paroisse de Hull et ses accroissements. Le Père Reboul non content d’avoir construit une résidence pour les sœurs, jeta, en 1876, les fondements du beau collège occupé maintenant par les frères des écoles chrétiennes. Il n’en vit point l'inauguration, car il mourut, comme nous avons vu,

en 1877. Cette même année 1877, le Père Charpeney fut remplacé par le Père Cauvin, en qualité de curé de la paroisse et de supérieur de la communauté de Hull. C’est à ce dernier qu’on doit l'introduction, dans la ville, des frères des écoles chrétiennes. Ils arrivèrent en 1878, sous la direction du cher frère Mathias, et leur école a, depuis, tellement prospérée, qu’elle comprend aujourd'hui douze classes, et compte six cents élèves. Après le grand incendie de 1880, le Père Cauvin résolut d’entreprendre pour les filles ce que le Père Reboul était parvenu à accomplir en faveur des garçons. Il construisit, à force de peines et de fatigues, la grande école Saint-Antoine, sur la rue Wright, où près de six cents petites filles reçoivent l’enseignement d’une dixaine de religieuses.

Nous avons parlé de l'incendie de 1880. Voici comment arriva cette catastrophe : Le 21 avril, vers trois heures du soir, le feu prit chez M. Sabourin, rue du Pont. Bientôt, les flammes poussées par un fort vent d'ouest envahirent les rues Wright, Philemon, Centrale, Hannah, Eglise, Duc, Lac et Kent. Près de quatre cents maisons furent consumées, et trois mille personnes se trouvèrent, en un instant, sans abri et sans pain.

Heureusement, la pitié publique vint à leur aide. Le parlement fédéral vota la somme de 87,000 pour les sinistrés. Le marquis de Lorne, gouverneur-général, leur fit remettre $500 ; des comités de secours furent organisés un peu partout dans les villes. Le Rév. Père Cauvin fit à cette occasion plusieurs voyages à Québec, pour obtenir l'assistance du gouvernement provincial. C’est ainsi que Hull parvint rapidement à se relever de ses ruines.

Nous raconterons plus tard comment, en 1888, l’église ellemême devait disparaître dans un autre grand incendie.

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