CONCLUSIONS
|. — Contrairement à une opinion généralement répandue, le rôle de la vitamine E n'est pas uniquement d'empêcher la stérilité des animaux. || semble même que ce soit là un des moindres aspects de son activité qui est beaucoup plus générale. Elle mériterait plutôt, étant donné son mode d'action, le nom de vitamine d'antioxydation comme le proposent plusieurs auteurs.
I. — Certaines substances, comme les huiles de foie de morue, jouent à l'égard de la vitamine E le rôle d'antivitamine et entrafnent chez les vaches laitières, en même temps qu'une baisse du taux de tocophéro! sanguin, une chute importante du taux butyreux du lait. Ces faits tendaient à faire penser que la vitamine E peut jouer un certain rôle dans la production laitière et notamment peut influencer le taux butyreux du lait. Pourtant, il ne faut pas oublier qu'il existe encore trop d'inconnues et d'influences, à propos de l'origine de cette matière grasse, pour que l'on puisse tirer des conclusions définitives des résultats divergents obtenus par de nombreux auteurs et par nous-même — tantéêt positifs, tantôt négatifs ces résultats doivent nous inciter à poursuivre ces recherches, car on pourrait penser que la réaction de l'organisme au tocophérol dépend de ses réserves en cette substance.
Il. — L'action directe que les tocophérols exercent pour empécher l'oxydation de la matière grasse du lait est certaine.
Elle ressort de nos expériences et de nombreuses autres observations.
L'action indirecte de ces mêmes produits donnés par la bouche à dose rentable chez la vache, entretenue en stabulation et ne
So
recevant aucun aliment vert est assez difficile à mettre en évidnce. D'autres expériences seraient nécessaires pour conclure définitivement. ;
Vu :
Le Directeur Le Professeur de l'Ecole Vétérinaire de Lyon, de l'Ecole Vétérinaire de Lyon, L. JUNG. TAPERNOUX.
Le Doyen, Le Président de la. Thèse,