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vouloir me porter garant de vos ingénieuses théories, ni attribuer
à votre œuvre une portée que vous n'avez pas voulu lui donner,
je puis dire que vous n'avez pas été au-dessous de votre tâche.
Je ne voudrais pas séparer de vous, dans mes félicitations et. mes remerciements, votre collaborateur, M. l'abbé Guitard, qui a réduit avec tant de goût et d'habileté les planches de la
Monographie. C’est un véritable service qu'il aura rendu aux lec= teurs de nos vitraux. À
En plus du cachet artistique qu'il a donné à ce livre, ila enris re
chi le texte de curieux documents d'érudition et d'histoire locales et surtout d'une remarquable Introduction sur l'Art du Vitranl On devra s’y arrêter avant d’entrer dans l'explication des sujets: Cette Introduction est en effet une œuvre de critique quirésume les meilleurs enseignements des maitres; elle met en lumières certains principes spéciaux à la peinture sur verre, comme aussi certaines lois générales de l’esthélique, qu’il faut connailre pour saisir la beauté de nos anciennes verrières.
Ainsi, votre livre en main. on ne se bornera plus àadmirer dans
ces tableaux la beauté des couleurs. les attitudes hiératiques
ou pieuses des personnages, ce je ne sais quoi de profondément
religieux qui saisit tout d'abord le spectateur : tout le mondes
pourra suivre l'artiste et en comprendre la pensée.
Je fais des vœux pour que l'heureux essai de vulgarisationréa= lisé par vous, ne resle pas isolé, mais provoque un travail du même genre et de la même valeur sur cette autre admirable sémie, des vitraux postérieurs au xm° siècle, dont vous n'avez donné qu'une description sommaire. lei encore on n'aurait qu'à Suivre pas à pas un maitre hors de pair. L'œuvre de M. le marquis des Méloizes occupe une place trop haute et trop incontestée parmi les productions artistiques de notre époque, pour qu'il soitseules ment nécessaire de la nommer. Une édition populaire decelte
magnifique publication, qui viendrait s'ajouter à votre volume;
en ferait un guide d'un rare prix.
Croyez, cher Monsieur le Chanoine, à mon affectueux dévoues ment en Notre-Seigneur.
+ PIERRE, Archevéque de Bourges.