‹ Vitraux de Bourges; vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale de Bourges;Chapitre 36 sur 70 · S'AVÈRE PA TT RON AE · texte numérisé non relu

S'AVÈRE PA TT RON AE

levé dans les airs dent la foule cie et an e rer dans Je or DE il fera descendre sur la ville ESS les plie

malédiction tombe sur le pavé, et expire le lendemain dansd’ho: convulsions. Tout prestige était détruit dans l'esprit de la foule.

d’Antioche. Ce trait était trop éclatant pour ne pas fixer l'attentio: peintre, et venait de lui-même se placer dans le tableau, au m

gauche un petit oratoire, sur le frontispice duquel se lisent ces mots | Qu vadis. C’est là qu’eut lieu, d’après la tradition, la rencontl de saint Pierre avec son Divin Maitre. Sur le conseil des fidèles qui sav. sa vie en danger, l'apôtre s’éloignait pour quelque temps de la lorsque tout à. coup il se trouve en face de Notre Seigneur Jésus- br tel qu'il l’a vu jadis sur les chemins de la Galilée; et le reconnaiss: il s’écrie : «Seigneur, où allez-vous ? Domine qu vadis ? » et le Seigne Jésus lui répond : « Je vais à Rome, pour y être de nouveau crucifé. VE L’apôtre a compris et revient aussitôt sur ses pas.

différent pour l’un et pour l’autre, à cause de leur qualité TE

bras entrelacés (G}, ils s Re tendrement Re dernière fois s

Ur L]

Ent près de leur Divin Maitre, dans les félicités de la Jérusalem céleste. Et voici déjà (section D) un bourreau qui se saisit de la personne de saint Pierre.

5e et dernier médaillon. — (G) Les bourreaux ont conduit saint Pierre sur la colline du Vatican, la colline des oracles, d’où la vérité rayonnera désormais jusqu'aux extrémités du monde. Le chef des apôtres a demandé, comme une grâce, d'être crucifié la tête en bas ; et les bourreaux se sont empressés de répondre à cette demande, dont ils ne comprennent pas la sublime délicatesse, et s'imaginent y voir une circonstance qui rend plus infâmant le supplice de la victime.

Le bourreau qui lève le glaive (D) pour trancher la tète de saint Paul saisit de l’autre main cette tête par les cheveux. Si le peintre, en cela, s'accorde avec la tradition, il faut supposer que le bourreau lança loin de lui la tête qu’il venait de couper, laquelle en faisant trois bonds fit au même instant jaillir les trois sources qui coulent encore aujourd’hui dans le sanctuaire de Saint-Paul-Trois-Fontaines, non loin de la basilique de l’apôtre des nations, magnifiquement restaurée par le Souverain-Pontife Pie IX.

Au-dessus des deux tableaux du martyre, des anges se prosternent à côté d’autres anges qui balancent l’encensoir.

Voilà plus de dix-huit siècles que les grands apôtres, arbitres des nations, ont empourpré de leur sang le sol de ia ville éternelle, et chaque année, au jour anniversaire, la Sainte Église chante l'hymne

. triomphal :

O felix Roma, quæ tantorum principum Es purpurata pretioso sanguine.

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