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sentent probablement les donateurs des vitraux, les mégissiers
. (planche XXV, 1), les bouchers (planche XXVI, 2), les tablettiers (planche XXVII, 1), et la comtesse Mathilde !, à la base du vitrail de saint Guillaume (planche XXIX, 2),
Aucune autre inscription, aucune indication ne peut nous donner les noms des saints archevêques représentés sur les autres fenêtres (planches XXIV, 1,2; XXV, 1,2; XXVI, 1,2). Sauf pour saint Ursin et saint Guillaume, nous ne pouvons même pas affirmer que chaque portrait soit actuellement à la place qu’il occupait au xme siècle, tellement, sur cette partie de la Cathédrale, nos vitraux ont subi de malheureuses restaurations. Souvent, les ouvriers ont réparé une verrière avec les morceaux d’une autre verrière dans un assemblage des plus disparates, nous offrant ainsi des panneaux posés à l'envers, et dont les lignes ne se raccordent sur aucun point. Romelot nous dit comment les autres vitraux de cette nef, autour du chœur, ont été brisés en 1760, et
… rémplacés par des verrières blanches.
Cependant de précieux documents que nous a communiqués M. le chanoine Augonnet, nous permettent de rétablir d’une façon assez probable, avec la liste des saints archevêques connus au xm° siècle, l'ordre suivant lequel ceux-ci figuraient dans ces vitraux des deuxièmes nefs.
Les anciennes listes des saints archevèques de Bourges, surtout celles qui ne sont pas postérieures au xx siècle, et dont le témoignage nous semble le plus important, nous donnent un ensemble de vingt-six
— noms de pontifes qui ont occupé le siège de saint Ursin jusqu’à saint Guillaume. M. le chanoine Augonnet a fait le tableau comparatif des différentes listes qu'il a trouvées soit dans le Cartulaire de Saint-Etienne (Bibliothèque Nationale, Nouveau fonds latin, n° 1,274) datant du milieu du xur siècle, soit dans les anciennes litanies qui se disaient au xiIe ou
4. Nous lisons dans l'Histoire du Berry de Raynal (t. Il, p. 165), que Mahaud ou Mathilde était la fille de Philippe, dernier seigneur de l’ancienne maison de Mehun et héritière de ce fief qui relevait de l'archevèque de Bourges. Elle épousa en secondes noces, en 1223, Robert de Courtenay, l’un des fils de Pierre de France et d'Isabelle, nièce de saint Guillaume. Un acte de Simon de Sully, archevèque de Bourges, daté du mois d'avril 1223, ratifie une donation de douze livres parisis de revenu sur le fief de Mehun faite à l’église Saint-Etienne par Robert de Courtenay et son épouse Mathilde, pour entretenir perpétuellement un cierge allumé devant le tombeau du saint prélat. Nous voyons une semblable libéralité faite la même année 1223 à Clamecy par
une autre Mathilde, comtesse de Nevers, fille de Pierre de Courtenay et veuve ‘Hervé de Donzy; celle-ci appelle aussi l’archevèque Guillaume son oncle. D'après les PP. Martin et Cahier (Monographie de la Cathédrale, p. 286), le n vitrail représenterait cette dernière Mathilde, comtesse de Nevers. Celle-ci, morte en 1257, est de la généalogie des Bourbons, par sa fille Agnès, mariée à Gui de Châtillon. comte de Saint-Pol.
xue siècle, à l'office capitulaire à Prime pendant la Quadragésime é (Bibliothèque de la ville de Bourges. Catalogue des manuscrits,-p. 1, n° 11, "ù
Colléctarium, fol. 84-86), soit dans les ancieñs Dyptiques de la cathédrale; ne
conservés à la Bibliothèque Nationale, soit dans les principaux histo=u riens du Berry, Labbe, Chenu, Barbier, Roger, les Frères Sainte-Marthe.
(Gallia Christiana), Gams, La Thaumassière, Catherinot, Renaudet. Or, dans ce tableau comparatif, le savant archéologue a relevé les vingtsix noms qui sont évidemment les plus connus et les plus honorés à l’'épo-
que de la construction de la cathédrale, et auxquels on peut assignep
la place qu'ils devaient naturellement occuper autour du chœur dans
les verrières des deuxièmes nefs. Voici donc la disposition que nousen pouvons faire et qui nous semble la plus vraisemblable. Nous retrouvons d’une part actuellement à leurs vraies places primi tives les vitraux de saint Ursin (planche XXVII, 1) et de saint Guillaume (planche XXIX, 2), l’un à droite, l’autre à gauche du chœur. Ce sont les deux termes extrêmes de cette série des saints archevèques. D'autre part nous comptons exactement de saint Ursin à saint Guillaume vingt= quatre lancettes des verrières qui correspondaient à l’ancien chœurde la cathédrale, tel qu'il était encore au commencement de ce siècle avant
qu’on eût enlevé le jubé. Partant de saint Ursin nous aurions ainsi dans |
nos verrières, sur le pourtour du chœur, ces vingt-quatre saints archevèques :
Côté gauche du spectateur, en descendant jusqu'à l’entrée de l’ancien
chœur : (2° travée après la travée du centre), saint Sénitien et saint OEthère;
(3° travée), saint Thécret et saint Marcel ; (4° éravée), saint Léon et saint Pallais ; (5e travée), saint Simplice et saint Tétrade ; (6° éravée), saint Arcade et saint Désiré ; (7° fravée), saint Probien et saint Félix.
Côté droit du spectateur, en remontant de l’entrée de l’ancien chœur jusqu’au vitrail de saint Guillaume : (7° travée après la travée du centre), saint Rémi et saint Sulpice Sévère ; (6° éravée), saint Apollinaire etsaint Austrégésile ; (5° travée), saint Sulpice le Débonnaire et saint Florent (4° travée), saint David et saint Etienne ; (3° fravée), saint Août ou Aygulphe et saint Raoul ou Rodulphe ; (2° travée), saint Géronce de Déols-et: saint Dagbert.
Nous remarquerons encore que le vitrail de saint Sulpice Sévère (planche XXVI) a dù dans quelque restauration être changé de sa vraie place, comme cela a pu aussi se faire pour les autres vitraux/sans
noms (des planches XXIV, XXV, XXVI.) Quant à la disposition générale
que nous venons d'indiquer elle nous paraît conforme au plan d’ensemble des vitraux.
Nous avons peu de documents historiques sur la vie des anciens
archevèques de Bourges, et il n'entre pas d’ailleurs dans le cadre de
ane
- cette étude que nous donnions une notice biographique sur chacun d'eux. Mais nos lecteurs liront peut-être avec intérêt certains faits qui se rattachent aux principaux noms des successeurs de saint Ursin.
De ces trois premiers successeurs, saint Sénitien, saint OŒEthère et saint Thecret, nous savons seulement que leurs reliques étaient conservées dans l'ancienne église de Sainte-Croix à Bourges, d’où elles disparurent pendant l'occupation des protestants en 1562. C'est cette année-là que toutes les églises paroissiales, chapelles et couvents de Bourges, Saint-Étienne, Notre-Dame-de-Sales, Saint-Ursin, Saint-Ambroix, la Sainte-Chapelle, furent pillés et profanés. Les reliques de saint Guillaume furent brülées et jetées au vent, ainsi que celles de sainte Jeanne de Valois. La dévastation la plus complète fut à Saint-Sulpice. Cependant un document de 1:84 nous apprend que les moines de cette abbaye parvinrent à sauver la châsse de saint Sulpice, en la cachant au fond d’un puits.
Du pontificat de saint Léon nous savons que ce saint prélat présida les conciles d'Angers et de Tours en 453 et 461, et administra son église avec la plus haute sagesse.
Saint Pallais, d’une des grandes familles bituriges, a donné son nom à une paroisse de notre diocèse. C’est lui, dit-on, qui fit élever la cathédrale à laquelle succédèrent sur le même emplacement celle du xie au xue siècle et la cathédrale actuelle.
Saint Simplice fut élu en 473, par l'intervention de Sidoine Apollinaire. Le discours que celui-ci prononcça pour cette élection dans Ja basilique de Saint-Étienne, est un des curieux documents qui nous restent sur la société gallo-romaine. Saint Simplice est regardé comme le fondateur de la collégiale du Château, au quartier ainsi appelé à cause de la forteresse construite sous l’empereur Théodose.
A saint Probien fut révélé le lieu de la sépulture de saint Ursin. Il eut le bonheur de rendre le culte qui leur était dû aux reliques du premier apôtre du Berry.
Saint Désiré (550) éleva la basilique de Saint-Symphorien devenue plus tard l’église de Saint-Ursin.
L'ordination de saint Félix (568), sacré par saint Germain, évêque de Paris, fut signalée par la conversion d’un grand nombre de juifs qui à cette époque habitaient Bourges. On a un petit poème que Fortunat, évêque de Poitiers, composa à l'intention de saint Félix.
Saint Sulpice Sévère, qui avait assisté au second concile de Mâcon en 580, et convoqué celui de Clermont en 586, fut inhumé d’abord dans l'église de Saint-Julien d’où ses reliques furent transférées dans celle de Saint-Ursin.
Saint Austrégésile, abbé de Saint-Nizier à Lyon, apporta à Bourges
évèque de Nevers, dans l église du Château.
Sous le pontificat de saint Rodulphe, vulgairement saint Raonls l'au-. torité du pape Nicolas I sanctionna pour les archevêèques de Bourges les dignités de primat et de patriarche.
Saint Guillaume, le plus rapproché de nous de tous les saints arche | vèques de Bourges, se distingua par son zèle pour la conservation den “ la foi. Il se disposait à partir pour la croisade contre les Albigeoïs, lorsque la mort le surprit en 1209. L’ Université de Paris s'était placée sous son patronage. C’est lui que nous voyons représenté (planche É ki XXIX) dans la verrière offerte par la comtesse Mathilde, dont nous
avons déjà parlé. 3
Au milieu de ce groupe imposant de saints archevêques, les deux» verrières de la baie centrale nous offrent (planche XXVIII) Notre-Seis…"… gneur qui les a choisis pour ses représentants sur la terre, et la Très.
Sainte Vierge Marie, sa mère, présidant ce Cénacle, comme elle avait. jadis présidé celui des Apôtres, avant la descente du Saint-Esprit. L'auréole, de forme ovale, qui enveloppe toute leur personne, n’est indie quée qu’en noir sur le dessin, mais dans la verrière elle esten grènetis A d'une blancheur éclatante. Le sang s'échappe à flots des plaies des pieds et des mains du Sauveur, ainsi que de l’ouverture, (comme dla nomme saint Jean), du côté par où la lance atteignit jusqu'au divin Cœur. Il est à remarquer que c’est le côté droit, celui près duquelnous avons déjà vu dans le vitrail de la Sainte-Alliance, la sainte Eglise, sous l’image d’une reine, recueillant dans une coupe le sang et l'eau | de la source divine qu’elle répandra elle-même dans toutes les âmes par le baptême et l'Eucharistie. Au bas du vitrail, la résurrection des morts. nr.
Dans l’autre verrière, la Vierge Mère assise soutient de son brasgau-… che son divin Fils, portant un globe et s'appuyant sur le sceptre de + sa royauté suprême. Au bas du vitrail, l’Annonciation. ; 33 A côté de Notre-Seigneur, le patron de la cathédrale, le diacre saint. Etienne, premier martyr de l'Orient (planche XXIX), et comme pendant, sur l’autre ligne, près de la Sainte Vierge, le diacre de l'Occident, saint | Laurent, unis par l'Eglise dans un même culte, comme ils l'ont été | dans la même gloire du martyre. Nous avons déjà dit dans une autre description, comment leurs corps furent miraculeusement, à Rome, réunis dans le même tombeau. SA
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