‹ Vitraux de Bourges; vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale de Bourges;Chapitre 55 sur 70 · PLANCHES XXX - XXXII · texte numérisé non relu

PLANCHES XXX - XXXII

Pour les images des planches XXX-XXXII, que le spectateur se reporte vers les rosaces de la nef moyenne (PI. XXII), dont nous avons parlé plus haut. C’est encore le roi David assis en face de Saül, et jouant, l'un de la viole, l’autre du nébel.

Le n° 1 dela planche XXXIa cela d’intéressant qu’il nous fait connaître les instruments de musique en usage dans les églises lors de la construction de la cathédrale. Assis devant un clavier, un artiste joue de Porgue à tuyaux’, construit dans ce temps-là avec la facture extérieure

- d'aujourd'hui. Debout derrière lui un autre artiste fait, avec un marteau, résonner trois petites cloches. La gamme serait de médiocre étendue, si l’on s'en tenait à ces trois timbres, mais ils ne sont là que comme image, pour donner l'idée d'un carillon? plus complet.

4: On fait généralement remonter l'origine de l'orgue en France au vie sièele. Le premier orgue aurait été donné par Constantin Copronyme en 751 à Pépin d'Héristal et placé dans l’église de Saint-Corneille à Compiègne. L'histoire fait pourtant mention de l'orgue pneumatique avant le ve siècle. En 660 un decret du Pape Vittalien en autorise l'usage dans les églises. Cet instrument est très connu, et d'après le texte des chroniques devait être très répandu au xie siècle sous Philippe-Auguste. À Bourges ce vitrail de la rosace. restauré tout récemment, mais conservé dans ses parties principales, est bien un des rares documents quenousayonssur les premières orgues.

Nous avons trouvé dans les précieuses études archéologiques de M. le chanoine Augonnet plusieurs notes sur le grandorgue de Saint-Etienne, extraites des Registres capitulaires.

Nous lisons par exemple que le 18 juin 1410 une réparation assez complète fut faite au grand orgue par le sieur Jean Leroy, organiste. Celui-ci, nous dit le procès-verbal, reçut même en gratification le « pain du Chapitre afin de bien achever son travail ». Une nouvelle réparation fat entreprise en 1488. Ce vieil orgue fut détruit par la chute de la tour en 1506. Il est remplacé quelques années plus tard par un autre orgue qui est détruit à son tour par le terrible incendie de 1599. Il est de nouveau reconstruit en 1665. C’est l'instrument que nous possédons actuellement et qui a subi depuis cette époque deux importantes restaurations, l’une en 1819, l’autre en 1858.

2: Selon une tradition populaire le premier carillon d'église aurait été placé à Alost (Flandre) en 1487 ; mais une chronique du monastère de Sainte-Catherine-lez-Rouen, du commencement du x1v° siècle, indique d'anciens carillons

et ne Au no 2 de la même planche, c’est bien encore la prière, non chantée

cette fois, mais tout simplement psalmodiée par deux personnages nimbés comme les Saints, et les mains jointes.

Au n° 1 dela planche XXXIL, reparaît devant Saül le roi David portant sur le bras gauche un instrument à caisse sonore, dans laquelle peut se reconnaître le psaltérion.

Au no 2 même planche, une demi-rosace s’arrète le long de la mu raille de la tour qui lui limitait l’espace. Les figures en sont tellement: effacées que l'on ne peut juger de ce qu'elles avaient d'intéressant.La dernière rosace sort de l’idée générale inspirée par toutes les autres: Elle représente l’Annonciation, et s'aperçoit à l’entrée de la seconde nef dont elle est le dernier vitrail que nous ayons àsignaler, en faisant” remarquer qu'ils’ouvre sur la facade de la basilique.

qui jouaient des hymnes sacrés. Ceux de Saint-Jean de Lyon et Saint-Maclou de Rouen étaient très renommés. On en voit encore au beffroi de Dunkerque, à la Cathédrale de Reims, à l'Hôtel-de-Ville de Saint-Quentin, à Malmédy;, Delft, Bruxelles, Anvers, etc. On en trouve aussi beaucoup dans les Flandres, et dans certaines paroisses du Nord et du Midi de la France. (Semaine Reli= gieuse de Bourges du 6 Mai 1899.)

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S III. — Vitraux de la grande nef.

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