‹ Vitraux de Bourges; vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale de Bourges;Chapitre 64 sur 70 · ROSACES · texte numérisé non relu

ROSACES

PLaAncHES L-LII

Planche L. — Les trois oculi de cette planche appartiennent à la série des vitraux de la nef latérale, côté du midi, et font suite à ceux du même genre que nous avons décrits plus haut. Le sujet du premierest facile à saisir ; le couronnement de la Sainte Vierge par son divin Fils: Il n’en est pas de même du second tableau, n° 2. L'inseription donnele nom de Samuel au personnage, en costume oriental, qui étend la main

droite vers l’apôtre saint André portant une croix de large proportion; |

mais nous n’osons risquer une interprétation mystique de cetle assoz ciation de l’ancien avec le nouveau Testament.

Le 3° nous offre un petit tableau äe l'Annonciation; le visage dela très Sainte Vierge, mutilé par le temps, est entièrement méconnaissable:

Planche LI. — Deux oculi, dont le premier représente, à côté de Notre-Seigneur, un martyr tenant à la main le glaive qui lui trancha la tête.

Au no 2, un personnage de l’ancienne loi, en costume oriental, et devant lui un martyr, la palme à la main ; union sans doute encore de l'ancien et du nouveau Testament.

Planche LIL. — N°1 : Un saint confesseur en présence d'un évêque Ja mitre en tête et la crosse à la main.

No 2 : Un humble mendiant fléchissant le genou, et tendant la main à une sainte femme qui se dispose à lui donner l’'aumône.

7 FRAGMENTS PLancues LIII-LIV

Planche LIIT, sainte CéciLe. — La cathédrale de Bourges possédait autrefois un grand vitrail légendaire reproduisant, en petits tableaux, Phistoire de sainte Cécile. Lorsque ce vitrail fut remplacé au xvine siècle par du verre blanc, ses panneaux, relégués dans les combles, avec beaucoup d’autres, y restèrent exposés, pendant de iongues années, à la curiosité des touristes qui ne se gènaient pas d’en emporter de petits fragments. Dix panneaux cependant n'ont pas été détruits et sont déposés en ce moment au musée du Trocadéro, avec quelques fragments détachés des verrières dont ils indiquent les donataires, des forgerons, des tisserands, des changeurs,

Toutes ces richesses avaient été transportées à Paris pour l’exposition de 1884 ; on les y a gardées pour l'exposition de 1900, après laquelle on les rendra à leur cathédrale d’origine. M. l’abbé Guitard a retrouvé à Paris ces trésors déjà oubliés de notre cathédrale, et nous a donné ces détails qu'il tenait de l’éminent professeur de l'Ecole des Beaux-Arts de la Ville de Paris, M. Magne, organisateur de la galerie des vitraux à l'Exposition de 1900. M. Magne est aussi l’auteur d'une très belle étude sur les vitraux de Montmorency, et sur les maîtres allemands et hollandais. Il a su apprécier également nos admirables verrières de la cathédrale de Bourges.

Les quatre tableaux (planche LIIT) ont figuré pendant quelques années au bas de la verrière de Saint-Denis, où des rabilleurs les avaient placés, sans discernement, mettant le baptême de sainte Cécile à côté de son couronnement par un ange, et près de l’ensevelissement, Cécile et Valérien au tribunal du proconsul.

Planche LIV. — Nous avons cru devoir compléter cette étude des vitraux du x siècle par un curieux et très beau fragment de cet art dans le siècle précédent. Il est enclavé, grossièrement et sans châssis, dans la paroi du mur extérieur de la crypte. Aussi riche, aussi chaud de ton que les vitraux de l’église supérieure, il donne une très haute idée de l’art, à l'époque de la basilique qui précéda celle que nous admirons aujourd'hui. M. le marquis des Méloizes, fort versé dans l'étude et l'appréciation des vitraux, reconnaît dans ce précieux spécimen les mêmes procédés de facture que dans les personnages de la elaire-voie de la grande nef, les prophètes et les apôtres ; lesquels,

Jean-Baptiste, ou un ange annonce l'honneur qe consoler sa vieillesse et illustrer sa maison. Si tous ces gitraur, particulièrement ceux de Ja claire-voie, grande nef, sont un magnifique décor pour le monnien remarquer aussi qu'ils reçoivent de sa structure un relief qui le admirablement ressortir, en leur donnant dans chaque baie, un. encadrement. Par un savant arlifice, dont on De les effe

Bourges. — Imp. TARDY-PIGELET, rue Joyeuse, 15.

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