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Ces deux Conférences ont été faites, à Paris: Tune, le i3 décembre 1913 au "Foyer (publiée dans la J{evue du foyer), l'autre le 23 décembre à l'Eco/e des hautes études sociales (publiée dans la J^evue du mois).

Comme introduction, figurent l'allocution de M. Henry Bordeaux et la lettre de M. Paul Bourget, qui ont été lues, au Foyer, avant la première Conférence.

Les lois biologiques de la famille

et de la société humaines

'Extrait de la " J^evue du Toyer"

Lu première coiiléreiice de l.i série scientifique a été dunnée au Foyer le 13 décemi)re par M. le professeur Grasset. M. Paul Bourget qui en avait accepté la présidence se trouva au dernier moment empêché de venir au Foyer, mais écrivit une lettre dont M. Henry Bordeaux donna lecture avnnt de donner la parole à M. le professeur Grasset.

M. Henry Bordeaux prit la parole en ces termes

Mesdames, Messieurs,

Je ne suis ici que l'interprète de mon maître et ami Paul Bourget qui devait vous présenter l'œuvre et la personne de M. le docteur Grasset. Nul n'était plus qualifié que l'auteur du Disciple et de l'Etape pour analyser une œuvre qui montre la répercussion de la maladie sur la vie morale et réciproquement de la vie morale sur la sanLé. Empêché de venir au Foyer, M. Paul Bourget a tenu à rendre à réminent professeur de la

Faoult('' (!«' iM(Hil|t('llior, qui ost riino des gloires de la s(d«>nc'(? inôdicalo rran^ais^i, un hoininagi; public dans cette lettre dont il m'a prié do ^ous donner lecture :

A Monsieur Henry Bordeaux.

C'est un véritable chagrin pour moi, mon cher ami, de ne pouvoir me rendre à votre gracieuse invitation. J'eusse aimé à présenter aux auditrices et aux auditeurs du Foyer le conférencier qui va leur parhsr aujourd'hui et qui est, tout simplement, une des gloires de l'Intelligence française. Quiconque a vécu un p-eu dans notre Midi soit la place que M. le professeur Grasset occupe là-bas, entre l'admirable cardiîial de Cabrières et l'admirable Mistral. Ce grand, médecin a prodigué là, dans toute la Provence, avec une inlassable générosité, les trésors d'une science aussi humblement dévouée dans la pratique qu'elle est haute et large dans le domaine des idées. Chez M. Grasset, le soin minutieux et passionné des malades s'est associé, par un miracle de discipline, aux plus savantes recherches du clinicien, et l'un et l'autre ont été compléirs par un philosophe d'une rare valeur. Depuis quinze années que j'ai l'honneur d'être son ami, j'ai pu suivre le détail de cett'S activité qu'aucun labeur n'épuise, avec le sentiment que j'assistais à un des plus beaux spectacles humains qu'il m'ait été donné de contempler, moi qui ai vu Taine achever ses Origines de la France contemporaine avec l'ombre de la mort approchant dans son horizon, sans une défaillance, sans une plainte. M. le professeur Grasset appartient à cette race de héros intellectuels dont on peut dire que l'on devient meilleur rien qu,'en pensant à Unir existence J'aurais voulu, mon cher ami, lui rendre cet hommage publiquement.

Voulez-vous, du moins, le lui apporter sous cette forme indirecte et associer aux applaudissements par lesquels il va êti^c accueilli, celui de votre bien dévoué confrère et ami

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