S36 VOCABULAIRE
Vireberquin, s. m. Vilebrequin. (Barbeu du Rocher. — Dict. de Trévoux. Virebrequin.) Vireton, s. m. Bâton. (A. Bos. Vireton.)
un chien qui allait en l'eaue quérir le vireton. {Cent
Nouvelles nouvelles, LXXXXVI^.)
Vire-tour, s. m. En posant sur une jambe blessée une bande de linge, on la change deux ou trois fois de face, elle fait deux ou trois vb^e-tours .
Vironner, v. a. et n. Tourner à toute vire. (Du Gange. Virare. — A. Bos. Viron. — Rousseau. Vironner.) On l'emploie, dans le Maine, surtout comme synonyme de loucher.
Visite et montrée. Expression équivalente à état de lieux. [Montfort-le-Rotrou.)
Vivateure, s.f. Nourriture. (Rousseau. Vivature.)
V'ià-ty-pas, toc. adv. Voilà, ne voiLà-t-il pas.
Vlimeux, se, adj. Vénéneux, venimeux.
Vlin, s. m. Venin, animal venimeux, serpent,
Voâ,ler, v. a. Appeler à haute voix. V. Bourder et Houailler. (A. Bos. Voqitier.)
Voilà où, loc. adv. Voilà que.
Voirai (je). Je verrai, futur du verbe voir (prononcez vaer). Le conditionnel fait de même,/^ vofr«25. Cette prononciation s'étendait au substantif :
Item au voyrier qui ù fournir (sic) de voyres et pour son déchet, XI S" (Denis. Confrérie de Vivoin, 1538.)
Plutôt lu mer on voirra dessalée Que mon amour de toy ne partira.
{CL Marot, Elégie, XVI'.)
C'est icy l'heureuse nuictée
Que vous voirrez devant vos yeux,
Vous voirrez l'enfant glorieulx.
(Biblioth. du Mans. N" 3657. Vieux Noël.)
Voire, adv. Oui. V. Il-est-voire et Vère. (Rousseau. Voiii.) Un homme du peuple dit souvent, quand il s'agit de vérifier quelque chose, voyons voir. Est-ce, en fait, une locution mauvaise à cause de l'emploi redoublé du verbe voir, ou bien pourrait-on la considérer comme équivalente de cellesci : Voyons en vérité, voyons réellement ? Dans ce dernier cas, le tort ne serait pas du côté du peuple. Et le voire dire des huissiers, est-ce : ouïr dire ?
Voîte, s. m. kcMoïiàe voiter. [Tuffé.)
Voiter, v. a. Voter. De vote ou de voix. [Tuffé.)
Volages, adj. f. pi. Terres non cotaisonnées.
Le fermier ou bordager ne doit prendre... des terres labourables coma;ie pièces détachées (volages ou volantes)... {Thoury. Usages ruraux de Monlfort-le-Rotrou.)
Volant, s. m. Croissant dont se servent les jardiniers pour élaguer à la volée. (Du Gange. Volana.)
Volantes. Comme Volages. (Rousseau. Volantes.)
Vol-du-chapon, s. m. Terrain clos attenant à un château. [Vallon),
les deux tiers du patrimoine, avec le principal manoir
et le chezé (vol-du-cliapon), demeurant à l'aîné. (D'Espinay. Réforme de la Coutume du Maine, en 1508, p. 46.)
Volet, s. m. Nénufar, à cause de ses larges feuilles.
Volier, s. m. Espalier, treillage destiné à supporter la vigne.
Volier (vin de), se fait dans presque tous les bourgs de la Sarthe.
Vôner, vouôner, v. a. On m'a dit ce mot pour indiquer l'action de bestiaux qui ont les dents ou l'estomac agacés par de mauvaise herbe, et lèchent ou même mordent des pierres.
Vonquiers, vontiers, adv. Peut-être. V. Vanquiers.
Vons (je). Nous allons, première personne du pluriel de l'indicatif du verbe aller. On ne le dit pas très souvent, mais on ne dit jamais nous vons. V. Vase.
Vouâler. v. a. Comme Voâler.
Vouge, s. m. Serpe avec un long manche. (Rob. EsTiENNE. Voucje. — Du Gange. Yanrja, Voiigetns. — A. Bos. Volge.) Le voulue fut une arme qui fit donner le nom de vouJgiers aux soldats qui le portaient : c'est, dans Furetière, le nom d'un épieu garni d'un large fer, dont se servaient les veneurs. Ces armes étaient parfaitement conformes à notre instrument, sauf que celui-ci ne se termine pas en longue pointe.
un des compagnons donna, comme on dit, d'un re-
poulx du manche d(^ sauow^e contre le corps d'un desdits bonnes gens, et le tua. (Angot. Fortunes diverses d'une bourgeoise.)
Voulges, salades, mentonnières. (Guill. Coquillart. Débat des armes et des Dames.)
Il ne se retourna qu'un homme à pied qui lui donna un coup de vouge parmi i'estomach. (Gommines, Mémoires, liv. I"', eh. IV.)
Car ilz les font aller long comme vng voulge. (Rabelais- Gargantua, ch. xxv.)
Les autres esguysoient vouges, picques, rançons. (Le même, Paritagrnel, liv. IIL Prologue.)
Vous, pron. pers. V. Z.
Vover, V. n. S'affaisser.
Voyage, s. m. Pèlerinage. Dans les vieux testaments, qui presque tous ordonnent des pèlerinages vers quelque saint en renom, on ne trouve pas d'autre mot que véacje. (Leguicheux. Chroniques de Fresnay,^. 306.)
Voyette, s. f. Petite voie, sentier. (Du Gange. Viola.)
Voyette, s. f. Petite fente donnant vue. (Barbeu DU Rocher.)
Vrille, s. f. Queue ou quouart d'un sanglier.
Mais comment faire pour nous emparer du maudit sanglier dont on n'apercevait plus que le bout de la vrille ? Point de bateau et l'étang était très profond !(B. deSt-Paul. Souvenirs d'un vieux Lonvetier, ch. iv.)
Y, pron. Lui. V. Gui. Se dit aussi pour le pluriel eux ou ih :
y sont comme une légion d'Saatans ! Y sont anescoundés ; (Sovvenirs de la marquise de Oréquy, t. I. p. 44.)
y n'a vraiment une valeur réelle que lorsqu'il repn'senle deux i et n'est alors au fond que deux ? dont le second a pris une queue : ii, ij, y. (A. Bos.)
Yart, s. m. Léart.
Yart, s. 711. Peuplier noir.
Yau, s. f. Eau. (A. Bos. lave.)
Vyaue d'Yaigne (l'eau d'Huisno) (Ledku. Philippe VI
de Valois.)
Par une feie ce vus recunt Passeit un chien desus un pont Un formaige en se gueule tint Quant il enmi cel punt parvint En V aiguë vit l'umbre du fourmaige.
En Viaue saut, sa bûche ovri E li fourmages li chéi.
(Barbeu du Rocher. Marie de France, fable 15, p. 78.)
Yen, pi'on. Se dit pour lui en.W. Guien.
Yerre, s. m. Lierre. V. Hierre. (A. Bos. /(?'/•(?, 1.)
Yês, pron. Se dit pour les lui. V. Gués.
Yètron, s. m. Laiteron.
Yette, 6-. /. Tiroir. V. Liette.
Yette, 5. /'. Diète, abstinence.
Yette, s. f. Chômagedes ouvriers. V. Guette.
Yeuvre, yèvre, s. m. Lièvre. Au féminin ynuvr (lisse. V. Lieuvraisse.
Yeux, pro7î. Leur. V. Gueux.
Youp ! Cri de charretier pour hardi! ou e?i avant !
Z. Cette lettre remplace le pronom vous devant la deuxième personne du pluriel des verbes, quand ils commencent par une voyelle.Z'e/' 6m 6ow(vousctes bien bon) ; z'airncz bin vos gens (vous aimez bien vos parents.)
Zinzin, eine, adj . Paresseux.
Zogner, v. n. Pousser trop en avant avec le pouce les objets dont on se sert dans certains jeux, celui de la canette par exemple. C'est aussi queueter au billard.